La causa del drama Haitiano

Permalink 01.02.10 @ 20:20:20. Archivado en Escritura bloguera, Las Américas, España, Sociogenética, Ética, Migraciones, Arquitectura y urbanismo, Pro justitia et libertate, Geopolítica, África, Alimentación

El terremoto no es la causa del multisecular drama haitiano, aunque sí la ocasión ineludible de la brusca escenificación actual de este drama como tragedia.

La auténtica causa del multisecular drama haitiano es la pobreza inmemorial del pueblo haitiano, cuya eficacia dramática acumulada ha convertido la tragedia natural del terremoto en un drama trágico de dimensiones planetarias.

La causa invariablemente cleptómana de esta pobreza acumulada es sucesivamente: protocolonial y protoesclavista española; hiperbólicamente esclavista, ecológicamente depredadora, colonial y postcolonial francesa; monárquica y republicana autóctona, al mismo tiempo iconoclasta y plagiaria de la colonial francesa; neocolonial estadounidense y dictatorial mulata de autocolonización neoesclavizadora.

Este drama no se limita a Haití, sino que se sirve de Haití como emblema del drama planetario que representa la relación histórica totalmente injusta entre las sociedades desarrolladas del modelo occidental, compulsivamente cleptómanas, y las sociedades subdesarrolladas del tercer mundo negroafricano y amerindio, víctimas habituales del saqueo inmisericorde por las autodenominadas sociedades desarrolladas del modelo occidental.

La causa de la multisecular pobreza haitiana como del tercer mundo hay que buscarla en sus orígenes sociogenéticos tanto recientes como más remotos.

El seísmo haitiano ha obligado a sicoanalizarse a quienes todavía se preocupan de los problemas de conciencia de este mundo mercantilista globalizado esquizofrénico en que vivimos:

Su mala conciencia aparece a la luz del autoanálisis crítico como la hija adulterina del error colectivo más antiguo de occidente, repetido por sus imitadores orientales y por los falsos liberadores autóctonos de los países del tercer mundo seudoindependizados. Este error colectivo consiste en profesar el materialismo so capa de espiritualismo, que resulta así adulterado y propagador de esquizofrenia colectiva.

Este mundo globalizado sabe ya, tras tomar conciencia de su historia colonialista, que él es sociogenéticamente el culpable principal de esta catástrofe, por haber explotado y después abandonado e incluso por explotar ahora para después abandonar tanto a Haití como a sus ancestros africanos y amerindios. Lo mismo hace con el cuarto mundo, que por el momento tirita de frío y de hambre en sus propias calles metropolitanas.

El colonialismo de siempre es ejercido ahora como neocolonialismo por los especuladores financieros y políticos de todo el mundo, disfrazados de filántropos.

Demasiados medios de comunicación prostituidos, que el neocolonialismo ha engendrado para servirle de sostén en su mascarada filantrópica, ponen a su servicio la técnica tradicional del colonialismo, ahora informatizada,

Una vez más, si no lo evitamos quienes disponemos de los medios informáticos para hacer oposición, se tratará de primero explotar, para luego abandonar, cuando la finanza o su hipócrita relato dejen de interesar al mundo esquizofrénico en el que vivimos los occidentales y los innumerables imitadores de nuestro esquizofrénico modelo colonial.

Mi familia es mi paraíso terrenal

Permalink 08.01.10 @ 19:30:37. Archivado en Sobre el autor, Escritura bloguera, Hoteles cervantinos, Amistad Europea Universitaria, Semántica, Pragmática, Morfosintaxis, Poética, Antropología conyugal, Convivencias europeas, Pro amicitia universale, Turismo cultural, Turismo lingüístico, Didáctica, Educación, Turismo convivencial, Fotografía

Mi familia es mi paraíso terrenal. Como en este paraíso trabajamos todos, os enseñaré algunas de nuestras creaciones más recientes:

Ver algunas de nuestras creaciones

Para leer los comentarios de las imágenes, basta con arrastrar la señal del ratón sobre la imagen cuyo comentario se desea leer.

Debo precisar que tanto las imágenes como los comentarios son del año 2007.

A la derecha de la pantallita en la que aparecen las imágenes, se encuentran superpuestos los mandos de dirección de la lectura, hacia la derecha o hacia la izquierda (tiangulitos orientados); el mando de parada (cuadrado); y el mando vertical de control de la velocidad de desfilamiento de la marcha, mayor si el embrague se desliza hacia arriba y menor si se desliza hacia abajo, con velocidad cero en el extremo inferior.

Una pulsación con la tecla derecha del ratón sobre una imagen provoca la aparición en otra pantalla de la ampliación de la imagen sobre la cual se proyecta la flecha del ratón.

Les 4 DrsHC de l'UCL 2009-2010: « Les crises, opportunité d'innover »

Permalink 09.12.09 @ 16:00:00. Archivado en Escritura bloguera, Europa, Universidades, Sociogenética, Pro pace, Ética, Pro justitia et libertate, Ciencias biomédicas, África, Investigación fundamental

L'université honorera quatre docteurs honoris causa.

Quatre personnalités, deux hommes et deux femmes, seront honorées par l'université le 2 février prochain.

Le 2 février 2010, l'université remettra ses insignes de docteur honoris causa à quatre personnalités choisies autour du thème « Les crises, opportunité d'innover ».

Trois étaient connues depuis quelque temps: la Congolaise Venantie Bisimwa Nabintu, secrétaire exécutive du Réseau des femmes pour la défense des Droits et la Paix en RDC, le psychiatre Boris Cyrulnik, père du concept de résilience, et l'économiste Esther Duflo, détentrice de la Chaire Abdul Latif Jameel sur la réduction de la pauvreté et l'économie du développement au MIT

Source: La Quinzaine du 1er décembre 2009.

Le Conseil académique vient de décider d'honorer exceptionnellement une quatrième personnalité, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

Appelé à la tête du gouvernement belge en pleine crise politique, aujourd'hui amené à relancer une Union européenne à la recherche d'un nouveau souffle, Herman Van Rompuy incarne aussi le thème des doctorats honoris causa 2010.

Les quatre personnalités recevront leurs insignes lors d'une séance académique le 2 février prochain, à 17h, à l'Aula Magna de Louvain-la-Neuve. Elles seront en outre accueillies dans notre communauté universitaire lors d'une soirée de rencontre à la Ferme du Biéreau, le 1er février à 20h.

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« Les crises, opportunité d'innover ».:
Les 4 DrsHC de l'UCL 2009-2010 comme innovateurs

Boris Cyrulnik: Le bonheur retrouvé

Éthologue, neurologue, médecin, psychiatre et psychanalyste, Boris Cyrulnik scrute l’âme humaine depuis plus de 50 ans. En observateur attentif et passionné, il s’attarde à comprendre comment il est possible de refaire les mailles de vies brisées, de rejouer des destins broyés par de violents traumatismes. Très tôt intéressé par l’éthologie, Cyrulnik choisit d’observer l’homme comme d’autres observent les animaux, ce qui déplaît à certains. Quoi qu’il en soit, le parcours de Boris Cyrulnik est singulier, et sa pratique se forge au croisement des disciplines. L’homme en constante quête de sens est aussi un auteur à succès, surtout connu du grand public pour ses recherches sur la résilience et sur la mécanique fragile du bonheur.

Source: http://www.contacttv.net/i_presentation.php?id_rubrique=527

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Esther Duflo: Avec la méthode expérimentale, la science et la lutte contre la pauvreté se renforcent mutuellement.

Au cours des dix dernières années, une nouvelle approche de l'étude du développement économique et de là pauvreté a émergé : l'approche expérimentale. Les politiques de lutte contre la pauvreté sont testées lors d'expériences pilotes menées avec la rigueur des essais cliniques. Idées nouvelles et solutions anciennes sont évaluées sur le terrain, ce qui permet d'identifier les politiques efficaces et celles qui ne le sont pas. Ce faisant, nous améliorons notre compréhension des processus fondamentaux qui sont à l'origine de la persistance de la pauvreté. Avec la méthode expérimentale, la science et la lutte contre la pauvreté se renforcent mutuellement.

Esther Duflo est économiste, professeur au Massachusets Institute of Technology (MIT) et directrice du Laboratoire d'action contre la pauvreté Abdul Latif Jameel. Spécialiste du développement, elle est reconnue pour ses méthodes de travail novatrices et ses expériences menées sur le terrain. Elle est professeur associé au Collège de France pour l'année 2008-2009 dans la chaire Savoirs contre pauvreté soutenue par l'Agence Française de Développement.

Source: http://econ-www.mit.edu/faculty/eduflo/

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Venantie Bisimwa, DRC: Objectif Global du Réseau des Femmes pour la Défense des Droits et la Paix (RFDP) : Contribuer à l’avènement d’une société dans laquelle les hommes et les femmes jouissent d’une justice équitable qui engendre une harmonie collective et favorise la construction et le maintien de la paix.

Je m’appelle Venantie Bisimwa Nabintu. Je viens de la ville de Bukavu en République Démocratique du Congo. La ville de Bukavu est le chef-lieu de la province du sud-Kivu, province située aux frontières congolaises avec les républiques du Rwanda et du Burundi.

Depuis le 02 août 1998, les deux pays voisins cités ci-haut et l’ouganda, un autre pays limitrophe de la RDC à la frontière nord-est, avaient franchi, avec leurs armées, les frontières congolaises, agressant ainsi la RDC qu’ils ont occupée et exploitée depuis 5 ans. Cette occupation du territoire de la RDC par les armées de ces pays voisins s’était accompagnée, dès le premier jour, des massacres des militaires congolais non impliqués dans la trahison observée au niveau du commandement et des civils.

Ensuite s’en est suivi, durant toutes les années d’occupation jusqu’à ce jour, un chapelet de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité. Tous les droits humains sur cette partie de la RDC sont violés, à commencer par le droit d’avoir son pays, d’y vivre en paix et le droit à la vie. Sur terrain, les seuls ennemis des armées d’agression et leur allié, le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), étaient les populations civiles et les acteurs de la Société Civile...

Les actions de nuisance contre les défenseurs des droits de l’homme de sexe féminin s’étendent jusqu’aux maris. C’est ainsi que mon mari a été arbitrairement revoqué de ses fonctions de directeurs de parcs nationaux. Il avait appris, à partir de plusieurs mécanismes de recours introduits, qu’on lui reprchait aussi de ne m’avoir pas empechée d’agir contre les violations des droits humains perpétrées par le RCD. Il a été accusé d’être mon complice. Ce stratagème vise à museler les activistes des droits de l’homme en les privant des moyens financiers pour vivre et mener leurs actions.

Sources:
http://www.irenees.net/fr/fiches/acteurs/fiche-acteurs-280.html
http://www.frontlinedefenders.org/node/142

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Herman Van Rompuy The European Union was conceived and constructed on the ruins of past wars and dictatorships and on the hope of a new world. Between the time of the 2001 Laeken Declaration and the entry into force, today, of the Treaty of Lisbon, eight years have gone by. It is now time to close that institutional chapter and to take up the Treaty of Lisbon for what it is, a treaty of opportunities, a powerful tool with which to tackle the challenges of our time.

Herman Van Rompuy, pionnier du blog politique belge par Alain DESTEXHE

Herman van Rompuy a été un des tout premiers en Belgique à ouvrir un blog politique : dès avril 2005 et il n'a depuis cessé de le tenir. J'ai été le premier du côté francophone (début janvier 2006, ce blog a donc 3 ans déjà ! ) et si, comme lui, je suis hébergé par typepad, c'est que j'avais constaté que beaucoup de pionniers (DSK, Juppé) s'y retrouvaient. En discutant un jour avec notre nouveau premier ministre, il me confia que son blog avait sauvé sa carrière politique (ce sont ses termes). Après une longue période d'absence dans les médias après 1999 (et le renvoi du CVP dans l'opposition), il avait pu retrouver une visibilité grâce à son blog qui était souvent repris dans les médias flamands.

Sources:
http://www.hermanvanrompuy.be/dagvoordag/2009/12/intervention-the-ceremony-on-the-occasion-of-the-entry-into-force-of-the-lisbon-treaty.html
http://destexhe.blogs.com/blog2007/2009/01/herman-van-rompuy-1er-blogueur-politique-de-belgique.html

Blog de Herman Van Rompuy: http://hermanvanrompuy.typepad.com/

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Telenautas = telenavegantes con TV+Net

Permalink 05.11.09 @ 23:00:00. Archivado en Escritura bloguera, El Quijote, Semántica, Pragmática, Poética, Sociogenética, Electrónica, Informática, Ética, Epistemología, Educación, Música, Teatro, Pro justitia et libertate, Pintura, Cine, Fotografía

La telenavegación (TV+Net) es el arte, la acción y el efecto de navegar interactivamente con internet por las creaciones televisivas.

Según el grado de interactividad posible, la telenavegación se distanciará de más en más de la "televisión tonta", puramente pasiva, para acercarse lo más posible a la "convivialidad telecreativa" totalmente activa.

Foto: Televisión en Internet
Los programas de televisión más vistos en Internet.
El País, 05/11/2009.

El concepto de telenavegante es el heredero enriquecido del concepto de "lector in fabula". El escritor incapaz de recrear a sus lectores hasta hacerlos presentes en su obra como personajes activos, es comparable al autista incapaz de dialogar, debido a su incapacidad de considerar a sus semejantes como interlocutores.

La locución "lector in fabula" no se encuentra en Cervantes, pero el concepto sí. Su realización más concreta es la pléyade de personajes de la segunda parte de "El Quijote" (1615) que fueron lectores de la primera parte (1605).

El concepto de telenavegante es el heredero enriquecido del concepto de "lector in fabula", porque hace factible la "convivialidad telecreativa multimediática".

Mientras que el concepto Cervantino de 'lector in fabula' se mantenía en los límites de la relación diferida escritura-lectura papeloimpresa, el concepto de telenavegante se beneficia de la factibilidad real de la telecreación convivial, empleando todos los medios de comunicación actualmente a nuestro alcance. Recordemos, sin ser exhaustivos: los textos escritos; los diálogos; las teleconferencias; la mímica; el teatro; la fotografía; la cinematografía; la pintura; etc.

La "telerealidad", existente ya, es, a pesar de todos sus defectos, entre los cuales hay que destacar como el más importante su pansexualismo amoral y/o inmoral, una vaga evocación, muy alejada de la excelencia, de lo que será un día muy cercano, si los poderes fácticos lo permiten, la "convivialidad telecreativa multimediática" de la "telenavegación" y de sus autores-lectores "telenautas".

Alguno de mis lectores pensará que estoy promoviendo el casamiento de lo virtual con lo real.

Esta interpretación me gusta, pero debo confesar que ya estaba presente en la concepción de la Poética de Aristóteles, cuya realización convivial, todavía superviviente hoy en algunas de nuestras ciudades, es el Teatro; también está presente en la interactividad escritura-lectura de Cervantes, sobre todo en "El Quijote" y en la interacción pintura-participación de Velázquez, particulamente visible en "Las Meninas". Recordemos que estos dos últimos artistas, cada uno en sus disciplinas propias, eran acérrimos promotores del Teatro. La misma interpretación también está presente en toda la obra de Federico García Lorca, promotor hasta su propio martirio del Teatro Popular durante la primera mitad del siglo XX.

El casamiento de lo real con lo virtual, entendido lo virtual como el nivel de los valores que sostienen nuestra vida en su sentido transcendente, engendra en el ser humano que participa en él como agente y paciente la "catarsis" (1) o purificación tan deseada por toda nuestra cultura humanista.

En el plano del sentimiento esta experiencia se vive como el gozo de haber creado y de haber amado. Ambos gozos, profundamente regeneradores, alejan a quien disfruta de ellos de los sentimientos negativos de la destrucción y del odio, animándole a actuar mejor.

Esto es la Paz, tanto interior como exterior. En ella se funden la ética y la estética.

(1) catarsis.

(Del gr. κάθαρσις, purga, purificación).

1. f. Entre los antiguos griegos, purificación ritual de personas o cosas afectadas de alguna impureza.

2. f. Efecto que causa la tragedia en el espectador al suscitar y purificar la compasión, el temor u horror y otras emociones.

3. f. Purificación, liberación o transformación interior suscitados por una experiencia vital profunda.

4. f. Eliminación de recuerdos que perturban la conciencia o el equilibrio nervioso.

5. f. Biol. Expulsión espontánea o provocada de sustancias nocivas al organismo.

DRAE.

Francisco Ayala García, 103 años joven

Permalink 04.11.09 @ 23:58:53. Archivado en Escritura bloguera, Las Américas, Universidades, Amistad Europea Universitaria, Poética, España, Informática, Migraciones, Novela

Jurista, sociólogo, profesor, ensayista, novelista, exiliado, repatriado, académico y hasta ayer decano de los blogueros, Francisco Ayala García-Duarte nació en Granada el 16 de marzo de 1903.

Sus ganas de vivir lo han mantenido atento a la actualidad, navegando día tras día y año tras año aferrado al timón de su puesto de pilotaje, pluma o computadora, hasta el último día de su vida, este 3 de noviembre de 2009.

Su vivo interés por las nuevas tecnologías de la escritura electrónica lo han llevado a tener una página bloguera propia en la popular red socio-universitaria Facebook. En ella publicó su propia autobiografía, con la sobriedad de un Curriculum vitae, el 08 de marzo de este mismo año a las 4:15, es decir: cuando ya hacía más de cuatro meses que había cumplido sus 103 años:

Relato de mi vida

Francisco Ayala:Procuro adaptarme a los avances, porque veo que mucha gente se niega a ello y se separa del mundo. Pero yo quiero estar en el mundo en el que los demás están hoy día, no en el que estuvieron hace treinta o cincuenta años.

En nuestro fin de siglo, ningún escritor que se precie debe usar otro instrumento de trabajo que la última máquina producida por la industria electrónica. FA, Mi ordenador y yo, 1985.

Foto: El novelista Francisco Ayala, durante una entrevista días antes de cumplir 103 años.
EFE - 13-03-2009

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Mi ordenador y yo
por Francisco Ayala

El jueves, 12 de marzo de 2009 a las 14:21, {Francisco Ayala reedita en Facebook un texto suyo de 1985, el primero que escribió con su "recién estrenado ordenador"}

Aunque voy a escribirlo yo, este artículo no está escrito por mí, sino que le he encargado a mi recién estrenado ordenador que lo escriba. En nuestro fin de siglo, ningún escritor que se precie debe usar otro instrumento de trabajo que la última máquina producida por la industria electrónica.

Seguiremos hablando de escritura, porque las técnicas que han quedado obsoletas dejan en el idioma una especie de vestigio o de fósil, que dura mucho más allá de su aplicación práctica. Lo que se llama el estilo de un escritor lleva en la palabra misma ese vestigio, refiriéndose a la época en que se escribía con un estilo, estilete o punzón sobre una tablilla encerada.

Cuando yo comencé de niño a aprender el arte de la caligrafía (cuyo nombre incluye a su vez un fósil o vestigio: el cálamo) ya no se usaban las plumas de ganso de siglos anteriores, pero todavía llamábamos cortaplumas a nuestros cuchillitos o navajillas, en recuerdo de aquellos tiempos en que era necesario cortar el cañón de la pluma de ave una vez y otra para mantenerla en buen estado. Las plumas que usábamos ahora eran de acero, pero seguían llamándose plumas como las de ave, y todavía no era raro que se les siguiera dando ese nombre de plumas a las estilográficas que pronto vinieron a sustituir a aquéllas en el uso corriente. Aún puede ser que de vez en cuando denominemos hoy plumas a los bolígrafos u otros instrumentos semejantes.

En la época de mi juventud empezaron ya algunos escritores a utilizar la typewriter, y el emplearla o no era en cierta medida un modo de autodefinirse en relación con el progreso. En fin, escribir a máquina podía significar ser escritor de vanguardia, mientras que los tradicionalistas declaraban enfáticamente su fidelidad, no ya a la estilográfica, sino a la pluma de acero (quizá alguno persistiera en escribir todavía con pluma de ganso), proclamando la necesidad que sentían de la pausa para mojarla en el tintero, del que sacarían, con el negro líquido, la poética inspiración.

Y al paso que van las cosas, estas nuevas máquinas o ingenios electrónicos alcanzarán un grado de perfeccionamiento tal, que baste con impartirles instrucciones detalladas con la orden de escribir un artículo hablando —por ejemplo— de sí mismas, para que el artículo sea escrito con mayor rapidez, con mejor estilo y probablemente con más agudeza mental que pudiera hacerlo quien lo firma al pie.

Francisco Ayala, 1985.

Libro digital

Permalink 04.07.09 @ 10:11:38. Archivado en Escritura bloguera, Universidades, El Quijote, Semántica, Pragmática, Sociogenética, Informática, Epistemología, Arte, Didáctica

Cómo revitalizar los libros parcial o totalmente muertos

Personalmente edito, empleo y ofrezco libros digitales (1) desde que pude digitalizar mis propios trabajos y los trabajos de otros autores.

La digitalización supuso para mí una ayuda importantísima en mi trabajo de investigador y de creador. Sin ella no habría podido producir un noventa por ciento de mis libros y artículos.

Mi objetivo principal al digitalizar ha sido el poder mantener una relación interactiva con todo lo que escribo o leo. La gran diferencia entre un texto digitalizado y un texto impreso sobre papel, es que el primero sigue vivo mientras que el segundo ya está parcial o totalmente muerto.

Ver el artículo completo en la Enciclopedia Knol.

Vicente Ferrer: ¡Otro mundo es posible!

Permalink 02.07.09 @ 11:15:15. Archivado en Escritura bloguera, Europa, Las Américas, Amistad Europea Universitaria, España, Sociogenética, Energías renovables, Antropología conyugal, Pro amicitia universale, Ética, Religiones, Educación, Pro justitia et libertate, África, Asia, Oceanía

La viuda de Vicente, Anna Perry de Ferrer, explicó ayer, durante el funeral en Santa María del Mar, ante más de un millar de amigos que llenaban y desbordaban ampliamente el espacio del templo, que su esposo le había dicho antes de morir que quería descansar en paz, pero que ella pensaba que había bromeado:

"Conozco muy bien a mi marido, y sé que no tiene ningún interés en descansar en paz; seguro que está muy ocupado asegurándose que las puertas del cielo están abiertas para todos".

"Vicente Ferrer sólo hay uno, y para los que lo hemos querido y admirado, sólo hay una manera de recordarle: continuar su acción".

Anna Ferrer recordó también que su marido "nos hizo creer que es posible hacer lo imposible" y que "lo que para otros puede parecer gigantesco, para nosotros debe ser ordinario".

El universalismo actuante de Vicente tiene ahora una nueva cláusula, esta vez testamentaria, que vincula generosamente a su Fundación humanitaria más allá de la vida mortal de sus fundadores: su viuda declara solemnemente durante el funeral "que Ferrer no pertenecía a su familia o a ningún país, sino al mundo entero".

Así queda una vez más renovado y manifiesto ante Dios y ante los humanos que el Pacto de Amor que une conyugalmente a Vicente con Anna como fue la raiz de su acción humanitaria durante su vida lo seguirá siendo después de su muerte.

¡Otro mundo es posible!
presentación de su Fundación en Indiga por Vicente Ferrer

El siglo XXI se encuentra con una humanidad herida por enfermedades muy graves. La más dolorosa de estas enfermedades es, sin duda, la pobreza que vamos transmitiendo de generación en generación y que afecta a millones de personas.

Esta visión del mundo nos llama a la acción, a participar en la lucha de la humanidad, aquí y ahora, en la tierra, con el hombre y para el hombre, ¡Manos a la obra!

No podemos esperar a que las grandes actuaciones a nivel global arreglen el mundo. Los ciudadanos tenemos que intervenir. Porque las acciones pequeñas suman una grande. En realidad, todo el trabajo de los hombres y las mujeres ordinarios puede curar las heridas de la sociedad.

Cuando veo un hombre muriéndose, siento el mismo dolor que él tiene. Es la vida misma que se estremece.

La causa de mi dolor por otro es la compasión, palabra que justifica la intercomunicación de las penas y las alegrías entre los hombres. Pero la raíz de esta compasión es mucho más profunda; y es origen, a su vez, del impulso innato que tenemos los seres humanos de ayudar al que sufre.

Tenemos que llevar a cabo la revolución silenciosa de la hermandad; que el amor fraterno, la solidaridad viva, y la acción buena se infiltren en la sociedad y la transformen en verdadera humanidad. Que de una vez por todas triunfe la luz, la bondad, la grandeza del ser humano.

Y para que sea eficaz, todos hemos de contribuir en esta inmensa tarea, con hechos concretos, cada uno ha de tomar un nivel que repare el centro de gravedad moral de toda la Humanidad. Los millones de ciudadanos libres poseen en potencia más responsabilidad. Ha llegado la hora de hacer un llamamiento firme y sincero, para que toda la sociedad se dé cuenta de que tiene que actuar {con una {fuerza} mayor} que los insuficientes medios oficiales para Liberar {de} la pobreza.

Nuestro objetivo concreto ahora es remediar los sufrimientos de esta tierra olvidada, Anantapur. Para ello contamos con la ayuda del pueblo español. Unamos nuestras manos y nuestros corazones, ¡Adelante, mientras haya luz, caminemos!, ¡Otro mundo es posible!

Vicente Ferrer

Arte pictórico del Quijote, ® SGB 2005.

Permalink 17.05.09 @ 13:15:14. Archivado en Escritura bloguera, El Quijote, Pragmática, Poética, Sociogenética, Archivos, Novela, Pintura

Accediendo a la demanda de algunos de mis Amigos escritores y pintores, reproduzco aquí un artículo de la Enciclopedia de mi "Taller cervantino del Quijote", que colgué en mis blogues de la época el 25 de febrero de 2005, es decir, al comienzo del inolvidable año cervantino.

Hoy tengo la satisfacción de poder enriquecer mi artículo con un magnífico filme de ArteHisoria.com sobre la composición pictórica de los personajes de "Las Meninas", cuadro de Velázquez considerado por los historiadores del Arte como el exponente supremo de la composición en profundidad, característica inconfundible de la pintura barroca, en particular de la española.

Este filme, publicado en 2008, confirma plenamente mi propio punto de vista, al emplear la alegoría pictórica para explicar la composición literaria de los personajes del Quijote por Miguel de Cervantes. El escritor como el pintor profesaban la misma estética prosopológica.

Esta tesis da su pleno sentido a la frase lapidaria de don Quijote, al criticar severamente la obra literaria del plagiario Avellaneda, comparándola con la obra pictórica de un mal pintor, que le muestra Sancho:

pintor o escritor, que todo es uno

El QpCSGB, II.71.30.

He aquí el contexto de esta frase:

29. —Yo apostaré—dijo Sancho—que antes de mucho tiempo no ha de haber bodegón, venta ni mesón, o tienda de barbero, donde no ande pintada la historia de nuestras hazañas. Pero querría yo que la pintasen manos de otro mejor pintor que el que ha pintado a éstas.

30. —Tienes razón, Sancho—dijo don Quijote—, porque este pintor es como Orbaneja, un pintor que estaba en Ubeda; que cuando le preguntaban qué pintaba, respondía: «Lo que saliere»; y si por ventura pintaba un gallo, escribía debajo: «Este es gallo», porque no pensasen que era zorra. Desta manera me parece a mí, Sancho, que debe de ser el pintor o escritor, que todo es uno, que sacó a luz la historia deste nuevo don Quijote que ha salido; que pintó o escribió lo que saliere;

El QpCSGB, II.71.29-30

Fuente: El QpCSGB = El Quijote para citarlo.

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Imagen: Las Meninas, Velázquez, 1658. Grandes formatos. Ver el filme.

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Arte pictórico del Quijote

Viendo el Quijote como un cuadro, alegoría nada ajena a la estética cervantina, Hatzfeld hizo notar la clara disposición en profundidad de los personajes que aparecen en él: hay personajes que aparecen en primer plano, otros a media profundidad, otros en el fondo y, si se admite la alegoría pictórica hasta sus últimas consecuencias, hay personajes que aparecen en pequeños cuadros que el autor ha incorporado a su gran cuadro general como si fueran ventanas hacia mundos exteriores, se trata de los personajes que aparecen en los relatos y lecturas.

Ahora bien, los historiadores del arte consideran la composición en profundidad como característica de la pintura barroca frente a la composición superficial del renacimiento. Así pues, Hatzfeld supo ver en la composición del Quijote un criterio formal que demuestra su incuestionable implantación en el barroco naciente. Para comprender bien esta alegoría pictórica piénsese en las Meninas (1658) de Velázquez (1599-1660), exponente supremo de la composición en profundidad, característica inconfundible de la pintura barroca, en particular de la española. He aquí, completada por nosotros, la visión Hatzfeldiana de la evidente composición en profundidad de los personajes que aparecen en el Quijote.

En primer plano: Don Quijote, Sancho, el Cura, el Barbero, Sansón Carrrasco, el Ama y la Sobrina.

A media profundidad: Teresa Panza (con su hija Sanchica en segundo plano); Maritornes (con la mujer y la hija del ventero); Ginés de Pasamonte; Dorotea y Cardenio (narradores homodiegéticos de sus propias historias, con Don Fernando y Luscinda al fondo); el Canónigo; Don Diego de Miranda (con su mujer y su hijo en segundo plano); los Duques (con sus servidores en segundo plano); Don Antonio Moreno (con su mujer y sus amigos en segundo plano).

En el fondo: Pastores, cabreros, mercaderes, venteros, monjes, comediantes, labradores, estudiantes; el muchacho Andrés y el rico Haldudo; el Vizcaíno; Quiteria, el rico Camacho y Basilio el pobre; Doña Rodríguez (con su hija en segundo plano); Altisidora (con su amiga Emerencia en segundo plano); doctor Pedro Recio de Mal Agüero; Ricote y su hija Ana Félix; Don Jerónimo (con su amigo don Juan en segundo plano), Roque Guinart (con su reflejo femenino Claudia Jerónima en segundo plano), Don Álvaro Tarfe.

En los relatos y lecturas: El cabrero Eugenio (narrador homodiegético de su propia historia, con Leandra y de la Roca); Zoraida y el Cautivo (narrador homodiegético de su propia historia). Anselmo y Lotario (con Camila y Leonela en segundo plano).

Una tan neta y rica distribución en profundidad no se encuentra en parte alguna antes del Quijote. Hatzfeld, p.129-130. ® pintor o escritor, que todo es uno

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Salvador García Bardón, Taller cervantino del “Quijote”, Textos originales de 1605 y 1615 con Diccionario enciclopédico, Academia de lexicología española, Trabajos de ingeniería lingüística, Bruselas, Lovaina la Nueva y Madrid, apareció en la Red en 2005.

Confesiones de un bloguero 2/2

Permalink 25.04.09 @ 17:35:35. Archivado en Sobre el autor, Escritura bloguera, Universidades, El Quijote, Amistad Europea Universitaria, Semántica, Sociogenética, Antropología conyugal, Ética, Educación

Colegas y Amigos de las tres redes sociales en las que ingresé recientemente, me piden que repita para ellos la confesión general sobre mi ingreso, experiencia y perseverancia en el mundo bloguero, confesión que publiqué al terminar el año Cervantino que los hispanohablantes celebramos en 2005, con ocasión del cuarto centenario de la publicación de "El Quijote".

Comprendiendo que, en la perspectiva de la Sociogenética lovaniense de mi colega y entrañable amigo Albert d'Haenens, esta confesión puede ser interesante para más de un profesor universitario, que todavía se pregunta si debe o no debe adoptar este nuevo tipo de escritura, eminentemente interactiva y multimediática, me limito a reproducir tal cual el mismo documento que puse en la red hace ya más de cuatro años.

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Durante todo el año 2005, consagrado a celebrar El Quijote, he alimentado en España un blog, cuyo primer objetivo ha sido el hacer ver a mis compañeros blogueros la actualidad de esta obra, cuya originalidad más destacada es la interactividad.

Yo escribía hace unos días en este blog, con ocasión de la visita simbólica de don Quijote al ‘Nacimiento’ de Europa, en la plaza mayor de Bruselas:

«En cierta manera don Quijote nos preparó la entrada en la Europa solidaria actual, no poniendo una pica en Flandes, sino saludando amistosamente con mano franca y abierta, a la manera del entrañable Cervantes.

Esto es muy importante tanto para mí, como gran amigo de Cervantes, autor del Quijote, como para todos vosotros, a quienes he intentado explicar, durante todo este año quijotesco 2005, que la suprema genialidad de Cervantes, en cuanto creador del Quijote, es el habernos invitado a todos a ser autores de nuestra propia escritura, participando creativamente en la suya, a título de ensayo de la nuestra propia de cada uno.

Si yo he participado quijotescamente en esta aventura de bloguero, y pienso seguir participando, es porque la considero como una de las mejores posibilidades que el ser humano haya tenido en la historia de escribir leyendo y de leer escribiendo la aventura de su propia vida, inseparable de la aventura arriesgada y diaria del vivir de todos sus hermanos humanos.» http://www.quediario.com/blogs/705/

En mi blog belga “El Quijote de Bruselas” me cabe el honor de recordar a mis compatriotas hispano-belgas que en 1607 se hizo en Bruselas la mejor edición del Quijote recién nacido, incluso mejor que la princeps, pues esta primera edición, que tuvo lugar en Madrid en 1605, estaba lejos de ser perfecta. Así que el año que viene podríamos celebrar aquí, en Bruselas, donde yo vivo, capital ahora de la Unión Europea y entonces de los Países Bajos, nuestro propio cuarto centenario de este trabajo crítico, como el año pasado celebramos en todos los países de lengua española un justo centenario popular. Entonces, a comienzos del segundo siglo de oro de la literatura española, como ahora, al comienzo de la literatura global bloguera, el Quijote fue y es una obra cuyo vitalismo interactivo revoluciona la literatura, transformándola en lugar privilegiado de la libertad de conciencia y de expresión.

Mi gran entusiasmo por Cervantes lo he heredado de mi padre, que me enseñó a escribir saboreando ‘El Quijote’, al tiempo que me hacía ver la justeza, la belleza y la admirable generosidad de la escritura cervantina. El secreto de su eficacia, tanto en la forma como en el fondo, es el respeto tan profundo y la compasión tan sincera de Cervantes por todo ser humano y muy en particular por los débiles, entre los cuales él privilegió a las mujeres, a cuya liberación contribuyó como nadie en su época.

Probablemente por esta razón, la lectura del Quijote, repetida múltiples veces, me ha incitado a escribir durante toda mi vida, levantando los ojos hacia los seres humanos que conviven conmigo y muy en particular hacia las mujeres, cuya liberación ha sido una de las mayores preocupaciones de mi labor intelectual. Fruto de esta escritura son los miles de páginas que me he decidido a reunir, como eco fiel del generoso humanismo cervantino, en un Taller cervantino del “Quijote”, que contiene mi lectura crítica de los textos originales de 1605 y 1615, acompañada de un Diccionario enciclopédico que justifica punto por punto esta lectura.

Atraído por los valores antropológicos de la mujer y disconforme con el machismo, me hubiera gustado comenzar mi carrera científica defendiendo una tesis de filosofía sobre 'Antropología conyugal'. Sin embargo, no queriendo aceptar las limitaciones ideológicas que se me imponían en la facultad lovaniense de la época, poco dispuesta en los años sesenta a escuchar los argumentos del feminismo, de la psicosomática y de la fenomenología modernas, orienté mi investigación hacia la metodología y la historia de la Ética, haciendo mi tesis doctoral en Filosofía sobre la 'Contribución de la semántica lingüística al quehacer filosófico' y limitando las aplicaciones a textos latinos del siglo XIII. Con mi tesis parisina de Lingüística, tanto estructural como transformacional, profundicé en el mismo tema, haciendo ver que la semántica lingüística, al igual que la ética, era metodológicamente inseparable de la sintaxis y de la pragmática.

Incansable militante por los derechos humanos, fui profesor de Ética, con veinticuatro años, en un centro superior de filosofía. La imposibilidad de adaptarme al sistema sociopolítico de la época, me hizo salir de España, tras un año de enseñanza.

Europeísta convencido, animo desde 1961-62 la “Amistad europea universitaria para la amistad mundial”: http://users.skynet.be/AEU/ Este movimiento nació en el “Foyer des nations” (‘Hogar de las naciones’) de la universidad de Lovaina como una vacuna para protegernos de la xenofobia, que en aquél entonces era muy fuerte en Bélgica, debido a la mala coexistencia entre valones y flamencos, al fin desastroso de la colonización Belgo-congolesa y al recuerdo, por entonces todavía muy vivo, de la segunda guerra mundial. También sirvió para prepararnos a trabajar fraternalmente en misiones internacionales, superando los chovinismos de nuestras diferentes nacionalidades. Este movimiento ha tenido el mérito de no haberse transformado nunca en una organización burocrática. Forma parte de él cualquier persona que vive su condición de universitario como un compromiso deontológico activo de su profesión con los valores universales de la humanidad.

Mis grandes ilusiones son la paz, la justicia, la familia, la educación, el bienestar compartido, la investigación científica, etc. Mi ilusión por la investigación científica brotó en mí cuando a los doce años contraje la pasión por la electrónica y tuve la suerte de disfrutar de una excelente enseñanza por correspondencia, en la cual se hermanaban la teoría con la práctica, de manera que no sólo podía comprender los montajes que hacía, sino que podía mejorarlos con mis conocimientos teóricos. Cuando unos años después se me confió un curso de complementos científicos para futuros estudiantes de filosofía, no dudé en darles como materia la electrónica, obteniendo que cada uno de ellos realizara su propia radio y se entusiasmara por la investigación en su doble faceta teórica y práctica.

Considero la escritura como el mejor medio de alimentar y de compartir mis ilusiones; creo que con ella contribuyo a la creación que da sentido a mi propia vida y a la vida de mis semejantes.

Si me intereso por la informatización de los diccionarios enciclopédicos, es porque creo que este tipo de herramientas hermanará todos nuestros saberes lingüísticos, al servicio de la comunicación y de la escritura. Mediante ellos nos será posible introducirnos en cualquier diálogo, beneficiando de todas las informaciones necesarias para hablar con pertinencia. En cierta manera este tipo de diccionarios será la ayuda más completa para mantener vivo nuestro humanismo, recordándonos lo que ya sabíamos por nuestra formación humanista y enseñándonos lo que todavía no sabemos.

Llevo treinta y cinco años casado y sigo enamorado de la misma mujer, lo cual no impide que disfrute de excelentes amistades femeninas, que me ayudan a ver el lado menos agresivo y más amable de la compleja y dura sociedad machista en que todavía vivimos. Tengo una hija investigadora en ingeniería mecánica y electrónica y un hijo historiador, especialista en historia del cine.

Me siento estrechamente ligado, además de a mi pequeña familia hispano-belga y a mi mucho más numerosa familia española, a mi gran familia jesuítica, cuya hermandad, generosidad y coraje sigo experimentando y disfrutando. Mi propia salud, sometida a ruda prueba por las complicadas circunstancias de la historia española que me tocó vivir como joven profesor de Ética, me hizo comprender, hace ahora más de cuarenta y cuatro años, que mi vida y mi combate en favor de los derechos de la mujer y de una antropología conyugal debían discurrir “extra muros” de las casas de la Compañía y fuera de España. Mi deseo era intentar realizarlas en el seno de una familia de naturaleza conyugal y parental, compartiéndolas con una mujer dispuesta a hacerme beneficiar de sus valores femeninos, sin que mi condición de “ex” pesara demasiado contra mi proyecto, lo cual era prácticamente imposible por aquél entonces en España.

No todo resultó como lo había previsto, porque si bien es verdad que encontré la mujer con la que he podido compartir mi proyecto vital, debo confesar que mi condición de “ex” ha pesado mucho, tanto sobre el trabajo universitario que se me ha confiado en la universidad católica como sobre el que no se me ha confiado. En efecto, a pesar de mis dos brillantes doctorados, que me preparaban tanto para la Semántica como para la Ética, debí renunciar a la enseñaza oficial de la Ética, reservada preferentemente, en aquél entonces, a profesores eclesiásticos, para ocuparme, durante treinta y ocho años, a título principal y en solitario, de la enseñanza intensiva del español para todos los públicos y, a título subsidiario, de la semántica para los lingüistas.

Entre tanto he tenido que deplorar la grave ausencia persistente de una antropología conyugal seria en la producción de mis colegas filósofos. La prueba de esta carencia filosófica es fácil de hacer hoy en día con la ayuda de Internet : si se lanza una búsqueda con las palabras ‘antropología conyugal’, el único título que se encuentra es: Reflexión sobre los datos sexológicos de la psicosomática y de la fenomenología modernas, ensayo de antropología conyugal, Salvador García-Bardon, Université Catholique de Louvain, Institut Superieur de Philosophie, 1963, Ciclostilato, 352 f.; 26,5 cm. Es bastante sintomático de la perfecta lealtad de mis hermanos jesuitas para conmigo, el que esta información aparezca en el fichero público de la biblioteca de su Pontificia Università Gregoriana de Roma. Estoy seguro de que con ellos no hubiera tenido que renunciar a mi proyecto de 'Antropología conyugal' de 1963, que me vi obligado a reemplazar, para obtener mi doctorado en filosofía, por una tesis histórica sobre el lenguaje de la Ética del siglo XIII, bajo el título: Contribution de la linguistique scientifique à la démarche philosophique.

Hoy me consuela el constatar que la Congregación para la doctrina de la fe considera que los datos fundamentales de la antropología bíblica son conyugales. Es decir, que los teólogos han logrado ver y hacer lo que los filósofos de las escuelas católicas de estricta observancia no han logrado ni hacer ni ver.

He aquí la prueba, que transcribo literalmente, sintiéndola como si fuera mía, de un documento publicado el año pasado por el Papa actual, bajo el título: “Sobre la colaboración del hombre y la mujer en la Iglesia y el mundo”:

«II. LOS DATOS FUNDAMENTALES DE LA ANTROPOLOGÍA BÍBLICA

5. Una primera serie de textos bíblicos a examinar está constituida por los primeros tres capítulos del Génesis. Ellos nos colocan «en el contexto de aquel ‘‘principio'' bíblico según el cual la verdad revelada sobre el hombre como ‘‘imagen y semejanza de Dios'' constituye la base inmutable de toda la antropología cristiana».(4)

En el primer texto (Gn 1,1-2,4), se describe la potencia creadora de la Palabra de Dios, que obra realizando distinciones en el caos primigenio. Aparecen así la luz y las tinieblas, el mar y la tierra firme, el día y la noche, las hierbas y los árboles, los peces y los pájaros, todos «según su especie». Surge un mundo ordenado a partir de diferencias, que, por otro lado, son otras tantas promesas de relaciones. He aquí, pues, bosquejado el cuadro general en el que se coloca la creación de la humanidad. «Y dijo Dios: Hagamos al ser humano a nuestra imagen, como semejanza nuestra... Creó, pues, Dios al ser humano a imagen suya, a imagen de Dios le creó, hombre y mujer los creó» (Gn 1,26-27). La humanidad es descrita aquí como articulada, desde su primer origen, en la relación de lo masculino con lo femenino. Es esta humanidad sexuada la que se declara explícitamente «imagen de Dios».

6. La segunda narración de la creación (Gn 2,4-25) confirma de modo inequívoco la importancia de la diferencia sexual. Una vez plasmado por Dios y situado en el jardín del que recibe la gestión, aquel que es designado —todavía de manera genérica— como Adán experimenta una soledad, que la presencia de los animales no logra llenar. Necesita una ayuda que le sea adecuada. El término designa aquí no un papel de subalterno sino una ayuda vital. (5) El objetivo es, en efecto, permitir que la vida de Adán no se convierta en un enfrentarse estéril, y al cabo mortal, solamente consigo mismo. Es necesario que entre en relación con otro ser que se halle a su nivel. Solamente la mujer, creada de su misma «carne» y envuelta por su mismo misterio, ofrece a la vida del hombre un porvenir. Esto se verifica a nivel ontológico, en el sentido de que la creación de la mujer por parte de Dios caracteriza a la humanidad como realidad relacional. En este encuentro emerge también la palabra que por primera vez abre la boca del hombre, en una expresión de maravilla: «Esta vez sí que es hueso de mis huesos y carne de mi carne» (Gn 2,23).

En referencia a este texto genesíaco, el Santo Padre ha escrito: «La mujer es otro ‘‘yo'' en la humanidad común. Desde el principio aparecen [el hombre y la mujer] como ‘‘unidad de los dos'', y esto significa la superación de la soledad original, en la que el hombre no encontraba ‘‘una ayuda que fuese semejante a él'' (Gn 2,20). ¿Se trata aquí solamente de la ‘‘ayuda'' en orden a la acción, a ‘‘someter la tierra'' (cf Gn 1,28)? Ciertamente se trata de la compañera de la vida con la que el hombre se puede unir, como esposa, llegando a ser con ella ‘‘una sola carne'' y abandonando por esto a ‘‘su padre y a su madre” (cf Gn 2,24)». (6)

La diferencia vital está orientada a la comunión, y es vivida serenamente tal como expresa el tema de la desnudez: «Estaban ambos desnudos, el hombre y su mujer, pero no se avergonzaban uno del otro» (Gn 2, 25).

De este modo, el cuerpo humano, marcado por el sello de la masculinidad o la femineidad, «desde ‘‘el principio” tiene un carácter nupcial, lo que quiere decir que es capaz de expresar el amor con que el hombre-persona se hace don, verificando así el profundo sentido del propio ser y del propio existir». (7) Comentando estos versículos del Génesis, el Santo Padre continúa: «En esta peculiaridad suya, el cuerpo es la expresión del espíritu y está llamado, en el misterio mismo de la creación, a existir en la comunión de las personas ‘‘a imagen de Dios”. (8) »

He publicado numerosos trabajos científicos y literarios, por la mayor parte difundidos desde hace muchos años en los medios universitarios en edición electrónica, entre los cuales cabe destacar la reciente edición en PDF y en HTM de “El Quijote para citarlo”. Esta edición electrónica, preparada al abrigo de los ideales humanistas de la AEU, representa una nueva lectura crítica de los textos cervantinos, dotada de un sistema simple, preciso y rápido de referencias textuales. Se trata de la realización concreta de la edición de los Textos originales de 1605 y 1615 del Taller cervantino del “Quijote”, a la cual me he venido refiriendo en mis blogs conmemorativos durante todo el año cervantino 2005. La mayor originalidad de este taller consiste en haber reunido en un Diccionario enciclopédico la justificación precisa de todos los detalles de mi lectura crítica. El PDF lo puede obtener gratuitamente, desde el 29 de diciembre 2005 hasta el 28 de febrero 2006, como regalo de fin del año cervantino 2005, pulsando en la dirección electrónica:

http://users.skynet.be/AEU/QuijoteParaCitarlo.pdf

____________________________

(4) Juan Pablo II, Carta Apost. Mulieris dignitatem (15 de agosto de 1988), 6: AAS 80 (1988), 1662; cf S. Ireneo, Adversus haereses, V, 6, 1; V, 16, 2-3: SC 153, 72-81; 216-221; S. Gregorio de Nisa, De hominis opificio, 16: PG 44, 180; In Canticum homilia, 2: PG 44, 805-808; S. Agustín, Enarratio in Psalmum, 4, 8: CCL 38, 17.

(5) La palabra hebrea ezer, traducida como ayuda, indica el auxilio que sólo una persona presta a otra persona. El término no tiene ninguna connotación de inferioridad o instrumentalización. De hecho también Dios es, a veces, llamado ezer respecto al hombre (cf Esd 18,4; Sal 9-10,35).

(6) Juan Pablo II, Carta Apost. Mulieris dignitatem (15 de agosto de 1988), 6: AAS 80 (1988), 1664.

(7) Juan Pablo II, Catequesis El hombre-persona se hace don en la libertad del amor (16 de enero de 1980), 1: Enseñanzas III, 1 (1980), 148.

(8) Juan Pablo II, Catequesis La concupiscencia del cuerpo deforma las relaciones hombre-mujer (26 de julio de 1980), 1: Enseñanzas III, 2 (1980), 288.

http://www.conferenciaepiscopal.es/documentos/otros/HombreMujer.htm

Homenaje a Miguel de Cervantes

Permalink 23.04.09 @ 18:50:00. Archivado en Escritura bloguera, El Quijote, Poética, Arte, Novela, Pintura

Homenaje a Miguel de Cervantes, en el 393 anversario de su muerte

Aquí tenéis mi edición de las doscientas quince viñetas del Quijote de Gustave Doré (QGDSGB) que, asociadas a los ciento veintiún infolios de la misma obra, constituyen la primera edición completa informatizada de calidad de este magnífico trabajo del ilustrador francés, trabajo interpretativo compuesto en total de trescientas treinta y seis creaciones.

Ambas colecciones forman parte de mi "Taller cervantino del Quijote" (2005), cuya parte iconográfica he publicado en mi portal Sagabardon, para preservar al máximo la calidad visual de mi trabajo de numerización.

El especialista de la plumilla puede disfrutar en mi portal Sagabardon de cinco formatos de cada una de las ilustraciones. También puede disfrutar de una proyección de diapositivas y, si lo desea, al pie de cada una de ellas, puede leer la referencia al texto original cervantino que cada una de estas ilustraciones intenta interpretar icónicamente:

http://www.flickr.com/photos/sagabardon/sets/72157604812708319/

Amistad, Enciclopedias y Knol 2/2

Permalink 15.04.09 @ 22:59:07. Archivado en Escritura bloguera, Europa, Las Américas, Universidades, Semántica, Pragmática, España, Sociogenética, Pro amicitia universale, Didáctica, Educación, Francia, África, Asia, Oceanía

Diccionario vs. Enciclopedia

Los diccionarios de lengua eran hasta hace muy poco recordatorios léxicos relativamente útiles para los nativos cultos, pero extremadamente inútiles tanto para los nativos menos cultos e incultos como para los locutores extranjeros. La razón de estas deficiencias era que este tipo de diccionarios carecían del componente enciclopédico que los podían convertir en útiles para todos los usuarios.

La diferencia de calificación entre los nativos cultos y los otros usuarios se debía a que los nativos cultos disponían por su cultura de un saber enciclopédico, que suplía las carencias del diccionario, saber enciclopédico del que carecían tanto los nativos menos cultos e incultos como los locutores extranjeros.

Sin ser exhaustivos, podemos recordar siete componentes del saber enciclopédico del que carecían los diccionarios tradicionales, ajenos a la necesaria preocupación enciclopédica que los podría haber convertido en útiles para todo tipo de usuarios.

Estos componentes enciclopédicos ausentes son:

1) la falta de un tratamiento suficiente de la multisemia de la mayoría de los vocablos;
2) la falta de tratamiento adecuado de las locuciones idiomáticas;
3) la falta de información sociolingüística, tanto diacrónica como sincrónica, esencial para el uso correcto tanto de los vocablos como de sus diferentes acepciones y de las locuciones idiomáticas;
4) la falta de información pragmática sobre las reglas del juego interactivo y referencial del discurso;
5) la falta de información referencial sobre personajes, instituciones, objetos, lugares y hechos concretos, tanto del presente como del pasado, cuyo conocimiento es determinante para la comprensión de las referencias comunes de la comunidad lingüística de los usuarios;
6) la falta de la información icónica necesaria para identificar los personajes, instituciones, objetos, lugares y hechos concretos mencionados en 5).
7) la falta de independencia política e ideológica, para no transformar el diccionario en un instumento de dominación ideológica, al servicio de una partidocracia, cualquiera que esta fuera.

Nacimiento del enciclopedismo laico

Hasta el siglo XVIII el enciclopedismo fue una preocupación eminentemente clerical, en el sentido de que la practicaban personalidades del clero, movidas por su deseo de contribuir a la educación religiosa de sus fieles propios. El mérito de esta preocupación es el haber existido, en lugar de nada, dando ocasión al nacimiento de la lexicografía. Su inconveniente fue el haber obstaculizado la eclosión del enciclopedismo laico, cuyo mayor enemigo fue precisamente la existencia de la censura eclesiástica. Recordemos como máximos exponentes del enciclopedismo clerical, limitándonos a la tradición hispánica, la obra de Isidoro de Sevilla, durante la época visigótica, y la de Sebastián de Covarrubias, durante los siglos de oro. para sacarlas de sus ignorancias absolutas

El enciclopedismo laico nació como reacción universalista y librepensadora frente al enciclopedismo clerical, dogmáticamente ortodoxo y censurado. Muy a pesar de sus pretensiones universalistas, el enciclopedismo clerical, al ser incompatible con la existencia de otras ortodoxias, es constitutivamente inconsistente.

Es bastante conocida la actitud militante de Diderot y d'Alembert en favor de una Enciclopedia cuyo objetivo fundamental fuera el desarrollo de sistemas de referencia que propusieran unas nuevas formas de pensar y de hacer pensar, que capacitaran al usuario para luchar contra los prejuicios y la tradición acrítica del dogmatismo.

Es menos conocido que el primer proyecto concreto de los franceses Diderot y d'Alembert se concretizó en su intento de traducir la enciclopedia publicada en Londres en 1728 por el francófilo inglés Efraín Chambers. Su título era: « Cyclopædia: or, A Universal Dictionnary of Arts and Sciences », London, 1728, en folio, 2 vols. Tradución castellana de este título: ‘Ciclopedia: o, un Diccionario Universal de las Artes y las Ciencias’.

La enciclopedia del autodidacta Efraín Chambers (c.1680-15 mayo 1740) fue no solamente publicada por él en Londres, en 1728, sino también reimpresa en numerosas ediciones durante todo el siglo XVIII. La Cyclopaedia fue una de las primeras enciclopedias generales que se producirían en Inglés. El epígrafe de 1728 ofrece un resumen de los objetivos del autor:

Cyclopaedia, or, A universal dictionary of arts and sciences : containing the definitions of the terms, and accounts of the things signify'd thereby, in the several arts, both liberal and mechanical, and the several sciences, human and divine: the figures, kinds, properties, productions, preparations, and uses, of things natural and artificial; the rise, progress, and state of things ecclesiastical, civil, military, and commercial: with the several systems, sects, opinions, &c; among philosophers, divines, mathematicians, physicians, antiquaries, criticks, &c: The whole intended as a course of ancient and modern learning”.

En contraste con las dimensiones relativamente modestas de la “Cyclopaedia” de Efraín Chambers, la “Encyclopédie” de Diderot y de d’Alembert se compone de veintiocho volúmenes, que aparecen durante varios años, a partir de 1750, bajo el título de Encyclopédie ou Dictionnaire universel des Arts et des Sciences. Otra diferencia importante es que esta Enciclopedia o Diccionario de las Artes y las Ciencias, ya no es obra de un solo hombre, sino que la realizan muchos coautores, invitados por Diderot y de d’Alembert y que comparten sus ideales universales como enciclopedistas. Entre ellos figuran emblemáticamente: el jurista Montesquieu, el pedagogo Rousseau y el filósofo Voltaire.

Recordemos que este trabajo es innovador porque marca el advenimiento de una enciclopedia laica, obra de autores seculares.

Advenimiento de los diccionarios enciclopédicos

Si Efraín Chambers era un autodidacta inglés que comprendió a principios del siglo XVIII la necesidad de abrir el diccionario general de su lengua a la enciclopedia, el autor francés que cumplió este propósito en su propia lengua fue el médico Pierre Larousse, que publicó, a finales del siglo XIX, su “Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle” (‘Gran Diccionario Universal del siglo XIX’). Este diccionario enciclopédico tiene el mérito de haber moderado la ambición excesiva de los enciclopedistas del siglo XVIII, renunciando al propósito de abarcar exhaustivamente los saberes de todas las artes y las ciencias y limitándose a los fundamentos de cada uno de ellos. Para ello obedece estrictamente a objetivos educativos, destinándose a un público menos cultivado, con el propósito de transformarlo en usuario culto.

Es de notar este cambio de perspectiva en relación con la Ilustración: no se trata de destinar el diccionario enciclopédico a intelectuales ilustrados, con el propósito de especializarlos en todas y en cada una de las ramas del saber, sino de ofrecerlo al mayor número posible de personas, para sacarlas de sus ignorancias absolutas o relativas, transformándolas en usuarios cultos capaces de comprender los fundamentos de cada uno de los saberes que condicionan el buen funcionamiento del mundo en que participan. Se ha dicho con razón que los objetivos de Pierre Larousse coinciden con los objetivos pedagógicos de la democratización de la enseñanza humanista.

Persistencia del modelo de los enciclopedistas franceses

En el siglo XX se publican muchas enciclopedias fieles al modelo de los enciclopedistas franceses del siglo XVIII. Su éxito editorial demuestra una afición real de los lectores más cultos por este tipo de publicaciones, a pesar de su elevado coste y del gran espacio que ocupan en las bibliotecas. Los ejemplos más emblemáticos son la Enciclopedia Espasa, en lengua española; la “Encyclopaedia Britannica”, en lengua inglesa, e inspirada por ella, la “Encyclopaedia Universalis”, su homóloga en lengua francesa.

La llegada de las enciclopedias informatizadas

En el decenio de 1990 aparecen las primeras versiones de las enciclopedias en CD-ROM. Se caracterizan, además de por su poco peso físico y espacio ocupado, en relación con su contenido, su estructura sináptica (o relacional) y su navegabilidad, por su incipiente interactividad. En virtud de esta última característica, el lector se transforma en actor-coeditor de la Enciclopedia, al poder crear archivos.

Las enclopedias “enredadas”

El lector pilota en persona sus investigaciones en la Red como nunca antes, excepto en su cerebro, beneficiándose de los numerosos enlaces que la misma red le procura. Si en el fondo el juego que se podía jugar con un CD-ROM seguía siendo la transmisión de conocimientos por el autor o los autores que escribieron los textos, limitándose al escenario de los modestos enlaces mediterráneos del propio CD-ROM, las enciclopedias “enredadas” le ofrecen la ocasión de navegar siguiendo los rumbos transoceánicos de múltiples autores. Aquí se ha repetido la epopeya del “plus ultra” de finales del siglo XV y comienzos del XVI, al descubrir empíricamente la redondez de nuestro Planeta Tierra.

Ante las posibilidades abiertas por las enciclopedias “enredadas”, podemos plantearnos con serenidad y lucidez el problema de la contribución abierta de los autores-lectores del tipo bloguero, por definición no remunerados, a empresas colaborativas del tipo de la enciclopedia Wikipedia.

Profesionalmente: ¿Los autores son realmente fiables? ¿Existe un verdadero peritaje, como es el caso en las versiones enciclopédicas impresas y en las numerizadas sobre CD-ROM?

Económicamente: ¿No hay, por debajo de la ejemplar gratuidad de los trabajadores, una acción especulativa secreta de ocultas motivaciones comerciales de los editores capitalistas, acción del tipo de las que motivaban la explotación de los negros por los negreros?

No soy el primero en invocar la experiencia desdichada de Nupedia, para recordarnos que hay que evitar el repetir ciertos errores cometidos ya en el novísimo continente de las enciclopedias “enredadas”. Esta enciclopedia, creada por Jimmy Wales en 2000, era una enciclopedia libre, disponible en Internet. Se diferenciaba de la Wikipedia por una política estricta para la integración de los nuevos artículos, siendo el propósito del Comité Científico el hacer una enciclopedia de calidad comparable a la de las enciclopedias profesionales presentes en el mercado. A menudo se la describía como más seria. Ahora bien, la escasez de los colaboradores le resultó mortal. Nupedia fue cerrada definitivamente en 2003, tras tres años cortos de existencia. La contribución de los expertos exteriores, que sopesaban la calidad de los artículos, era demasiado costosa económicamente.

Perspectivas para la Enciclopedia Knol

El deseo de crear una enciclopedia contando con la buena voluntad de eminentes blogueros no remunerados, por muy noble que parezca, no es suficiente. Lo afirmo yo con la autoridad que me procura mi larga experiencia de bloguero “pro Deo”. El tiempo de los intelectuales dedicados en cuerpo y alma al conocimiento a cualquier precio, es decir, olvidando el precio de su propia vida sacrificada, es agua pasada.

El promotor de este tipo de enciclopedia debe pensar que hoy en día la única manera de garantizar la sostenibilidad de su empresa es el remunerar de la manera más justa posible el trabajo de sus expertos-colaboradores interiores, que no exteriores. Creo que es el punto de vista de Google. Sería absurdo el volver a la época de los censores mejor remunerados que los Autores.

La apuesta de la calidad sostenible, mantenida por este tipo de colaboradores-expertos, tiene prioridad para garantizar la esencia misma del proyecto enciclopédico, a saber: la transmisión de los conocimientos en una sociedad que depende de ellos para subsistir. Una de las iniciativas más acertadas de estos colaboradores-expertos será el limitar la ambición de la nueva enciclopedia al horizonte más modesto de los diccionarios-enciclopédicos, dejando para los diccionarios expecializados el resto de la tarea enciclopédica.

Amistad, enciclopedias y Knol 1/2

Permalink 14.04.09 @ 00:34:09. Archivado en Escritura bloguera, Europa, Las Américas, Hispanobelgas, España, Sociogenética, Pro amicitia universale, Epistemología, Didáctica, Educación, Francia, África, Asia, Oceanía

Si la Amistad es el futuro de la Humanidad, una de sus expresiones más eficaces es la puesta en común de nuestros conocimientos, es decir, de nuestra experiencia. El sentimiento de Amistad nos incita a ayudar a nuestros Amigos, para que aprovechen nuestros aciertos y eviten nuestros errores.

Éste es el objetivo principal de Knol, joven enciclopedia virtual y multimediática, que desea ser heredera de la gran tradición humanista de los enciclopedistas, en el ámbio propio de la escritura bloguera.

A los promotores y usuarios de este nuevo tipo de escritura nos honra el ser calificados como herederos del grupo de intelectuales, científicos y artesanos franceses que colaboraron en el siglo XVIII en la producción de "L'Encyclopédie", obra impresa considerada desde entonces como “la enciclopedia por antonomasia”.

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Blogs y portal asociados, bajo el signo de la Amistad Europea Universitaria por y para la Amistad Mundial:

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MySpace: http://www.myspace.com/sagabardon

FaceBook: http://fr-fr.facebook.com/people/Salvador-Garcia-Bardon/695718655

Flickr: http://flickr.com/sagabardon

El País: Semántica, Sintaxis, Pragmática: http://lacomunidad.elpais.com/bardon

Periodista Digital: Amistad Europea Universitaria: http://blogs.periodistadigital.com/aeu.php

ABC: Quijote, Andalucía, España, Europa: http://www.quediario.com/blogs/705

Skynet: El Quijote de Bruselas: http://quijote.skynetblogs.be

Blogger: Taller cervantino del Quijote: http://tallerquijote.blogspot.com

AEU: Amicitia Europaea Universitaria: http://users.skynet.be/AEU

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