“Des millions de litres de lait ont été jetés à la poubelle”. “Un océan de lait qui ne sera jamais bu”.
Ces deux phrases ou leurs équivalents surgissent ces jours-ci spontanément aussi bien dans les conversations et dans les journaux parlés et télévisés que dans les textes écrits du monde entier.
L’action, soutenue par les associations laitières les plus revendicatives de toute l’Europe, a été menée sans que soit pris en considération l’énorme impact symbolique que cette destruction pouvait provoquer, aussi bien dans l’imaginaire collectif européen que dans le sentiment humanitaire mondial, parfaitement informé de la mortalité infantile produite par la faim à un rythme hallucinant et à échelle universelle, autant dans le tiers-monde des pays pauvres et en retard de développement que dans le quart-monde des pays riches et privilégiés.
Malheureusement, le phénomène s’est répandu dans toute l’Europe, probablement parce qu’il a été initié par la France et la Belgique, c’est-à-dire deux des pays fondateurs des Communautés européennes, qui évoluèrent pour devenir l’actuelle Union européenne composée de vingt-sept états souverains.
Dans la Manche française, quatre-vingts producteurs ont répandu septante mille litres de lait dans un champ non cultivé le premier jour de grève. A Ciney, en Belgique, proportionnellement beaucoup plus de producteurs laitiers qu’en France, excités par leurs associations qui souhaitaient attirer l’attention en battant le record du voisin français, ont jeté en un seul jour, et en pure perte, trois millions de litres de lait, c’est-à-dire la quantité d’une journée de production laitière de toute la Wallonie, la région actuellement la plus pauvre du pays.
Malheureusement, ce triste spectacle a été monté sur des bases sociogénétiques fausses, ce qui peut donner lieu à d’autres manifestations analogues qui peuvent affecter gravement le contrat social qui unit symboliquement et juridiquement une des plus grandes communautés de citoyens du monde entier : notre Union européenne.
« En réalité, les producteurs laitiers n’ont pas été victimes d’un marché soi-disant dérégulé, mais d’une chute brutale de la demande à la suite de la crise économique. On n’a jamais vu une telle baisse de la consommation, notamment sur des produits à forte valeur ajoutée (fromages, yaourts, etc.) alors que le marché croissait régulièrement jusque-là de 1 à 2 % par an. »
Je vous invite à analyser avec moi l’explication authentique des faits telle que la présente dans son blog « Coulisses de Bruxelles » Jean Quatremer, prix Louise Weiss de journalisme européen et prix Konstantinos Kalligas, attribué par la presse grecque pour distinguer sa thématique européenne et son « éthique journalistique ». Jean Quatremer est aussi président, depuis septembre 2008, de la section française de l’Association des Journalistes européens (AJE).
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La crise du lait est terminée
par Jean Quatremer, 25/09/2009.
Coulisses de Bruxelles, UE (1)
Les producteurs de lait ont suspendu hier la "grève du lait" qu'ils avaient lancé il y a quinze jours. Curieusement, le mouvement s'est durci au moment où les indicateurs repassaient au vert. Pour la Commission européenne, rien de surprenant, la remontée des prix agricoles ne se répercutant qu'avec retard sur les producteurs. Jean-Luc Demarty, le directeur général de l'agriculture et du développement à la Commission européenne, analyse pour nous ce conflit dont les causes ne sont pas à rechercher du côté d'une soi-disant "dérégulation", mais bien dans l'effondrement de la demande à la suite de la crise économique. Demarty occupe son poste depuis janvier 2006. Avant cela, il a été directeur du FEOGA (l'organisme qui gère le budget agricole), membre de plusieurs cabinets et conseiller durant dix ans de Jacques Delors.
La grève du lait vient d’être suspendue. Etes-vous surpris ?
Non, car un début d'amélioration se fait sentir. Plusieurs indicateurs montrent un retour graduel à la normale. Les prix repartent à la hausse, actuellement à 25 cents le litre contre 22 au plus fort de la crise, et la dernière adjudication publique que nous avons organisée pour retirer du marché la production excédentaire n’a rencontré aucun succès. Cela montre que la demande a commencé à reprendre. Nous estimons qu'en principe à 30 cents le litre, les producteurs gagneront à nouveau correctement leur vie.
L’Union européenne a été accusée de ne pas avoir aidé les producteurs laitiers.
C’est faux : nous avons utilisé l’ensemble des instruments de marché à notre disposition. Ainsi, nous avons massivement racheté la production excédentaire : actuellement, il y a 280.000 tonnes de lait en poudre et 80.000 tonnes de beurre dans les stocks communautaires, soit 2 % de la production européenne annuelle. Sans ces interventions publiques, le prix du litre de lait serait tombé bien plus bas. Ensuite, on a dit que la chute des cours était due à une hausse des importations, ce qui est tout aussi faux : le marché européen est protégé par des barrières douanières efficaces. Actuellement nous importons entre 1 et 2 % de produits laitiers, alors que nous exportons 7 à 8 % de notre production. Enfin, les producteurs ont omis de rappeler qu’ils touchaient des aides directes du budget communautaire pour un montant de 5 milliards d’euros par an dont 875 millions pour les seuls producteurs français, et ce, quelle que soit leur production. Ce qui représente environ un revenu de 3 à 4 cents supplémentaire par litre de lait.
Les producteurs affirment que c'est la fin programmée du système des quotas de production prévue pour 2015 qui est responsable de la crise.
Là encore, c’est inexact : nous sommes toujours dans le système des quotas et ce, jusqu’en 2015. Il faut aussi savoir qu’en 2008 et 2009, la production européenne a été inférieure à 4 % des quotas autorisés. En réalité, les producteurs laitiers n’ont pas été victimes d’un marché soi-disant dérégulé, mais d’une chute brutale de la demande à la suite de la crise économique. On n’a jamais vu une telle baisse de la consommation, notamment sur des produits à forte valeur ajoutée (fromages, yaourts, etc.) alors que le marché croissait régulièrement jusque-là de 1 à 2 % par an.
Les producteurs estiment que la disparition des quotas est une catastrophe annoncée.
Lorsque l’Union a mis en place les quotas en 1984, les producteurs ont été les premiers à hurler… À l'époque, il s’agissait de mettre fin à une surproduction chronique : il y avait un million de tonnes de beurre et autant de poudre de lait dans les stocks communautaires. Pourquoi ? Parce que le système de soutien au prix que nous avions mis en place en 1968 (stockage public à un prix garanti, aide à l’exportation, protection aux frontières) poussait les agriculteurs à produire sans se préoccuper du marché : c’était le contribuable qui payait les excédents. On a donc décidé de limiter la production en accordant des quotas fondés sur des références historiques de production. Ce système a bien fonctionné, car il a limité la production, mais il n’a pas protégé les producteurs, le nombre d’exploitations ayant baissé de 80 % dans la plupart des anciens Etats membres. Surtout, il a introduit des rigidités incroyables. Ce système ne nous a pas permis de répondre à l'explosion de la demande mondiale en 2006 et 2007, ce qui a aggravé la flambée des prix. C’est pour cela qu’il faut permettre davantage de souplesse, sans pour autant renoncer aux instruments de régulation du marché que sont l’intervention publique ou les droits de douane. Il faut aussi réfléchir à d’autres instruments, comme les contrats entre les producteurs et les transformateurs ou encore que l’on créé des filets de sécurité modernes, qui permettraient aux producteurs de faire face à la volatilité des marchés. Mais, de toute façon, les quotas sont condamnés : il n’existe pas une majorité qualifiée d’Etats membres prêts à prolonger ce système.
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Versión española de estos dos artículos: Reflexiones tras el diluvio lácteo = Réflexions après le déluge lacté
(1) Source: La crise du lait est terminée
"Millones de litros de leche europea han sido arrojados a la basura". "Un océano de leche que no será jamás bebida".
Estas dos frases o sus equivalentes surgen estos días espontáneamente tanto en las conversaciones y noticiarios como en los textos escritos de todo el mundo.
La acción, promovida por las asociaciones lecheras más reivindicativas de toda Europa, no ha tenido en cuenta el enorme impacto simbólico que esta acción destructiva podía tener, tanto en el imaginario colectivo europeo como en el sentimiento humanitario mundial, perfectamente informado de la mortandad infantil que produce el hambre a un ritmo alucinante y a escala universal, tanto en el tercer mundo de los países pobres y postergados como en el cuarto mundo de los países ricos y privilegiados.
Desgraciadamente el fenómeno ha cundido por toda Europa, probablemente por haber sido iniciado por Francia y Bélgica, es decir, por dos de los fundadores de las Comunidades Europeas, que con el tiempo dieron lugar a la actual Unión Europea compuesta por veintisiete estados soberanos.
En la Mancha francesa, ochenta productores arrojaron el primer día de huelga setenta mil litros de leche en un campo sin labrar. En Ciney, en Bélgica, proporcionalmente muchos más productores lácteos que en Francia, enardecidos por sus asociaciones, deseosas de llamar la atención superando el récord del vecino francés, tiraron en un solo día al suelo, en pura pérdida, tres millones de litros de leche, es decir: la cantidad de una jornada de producción láctea de toda Valonia, la región actualmente más pobre del país.
Por desgracia este triste espectáculo ha sido montado sobre bases sociogenéticas falsas, lo que puede dar lugar a futuras manifestaciones análogas que pueden afectar gravemente al contrato social que vincula simbólica y jurídicamente a una de las mayores comunidades de ciudadanos de todo el mundo: nuestra Unión Europea.
“Realmente, los productores lácteos no han sido víctimas de un mercado pretendidamente desregulado, sino de una caída brutal de la demanda tras la crisis económica. Nunca se ha visto una tal reducción del consumo, en particular, sobre productos de fuerte valor añadido (quesos, yogurtes, etc.) mientras que el mercado crecía regularmente hasta entonces del 1 al 2% al año”.
Os invito a analizar conmigo la explicación auténtico de los hechos tal como lã ha plasmado en su blogue "Coulisses de Bruxelles" Jean Quatremer, premio Louise Weiss de periodismo europeo; premio Konstantinos Kalligas, un premio otorgado por la prensa griega para distinguir su temática europea y su "ética periodística". Jean Quatremer es también presidente, desde septiembre de 2008, de la sección francesa de la "Asociación de Periodistas Europeos" (AJE) .
La crisis de la leche ha terminado
Los productores de leche suspendieron ayer (el 24/09/2009) la “huelga de la leche” que habían lanzado quince días antes. Curiosamente, el movimiento se endureció en el momento en que los indicadores volvían a pasar al optimismo. Para la Comisión Europea, nada de sorprendente, ya que el aumento de los precios agrícolas se refleja con retraso sobre los productores. Jean-Luc Demarty, Director General de la agricultura y el desarrollo en la Comisión Europea, analiza para nosotros este conflicto, cuyas causas no deben buscarse del lado de una probable “desregulación”, sino en el hundimiento de la demanda tras la crisis económica. Demarty ocupa su puesto desde enero de 2006. Antes ha sido director del FEOGA (organismo que administra el presupuesto agrícola), miembro de muchos gabinetes ministeriales y consejero de Jacques Delors durante diez años.
La huelga de la leche acaba de suspenderse. ¿Le sorprende a Ud?
No, ya que se nota un principio de mejora. Varios indicadores muestran una vuelta gradual a la normalidad. Los precios vuelven a subir; actualmente a 25 céntimos el litro contra 22 en el peor momento de la crisis, y la última adjudicación pública que organizamos para retirar del mercado la producción excedentaria no tuvo ningún éxito. Eso pone de manifiesto que la demanda ha comenzado a reanimarse. Estimamos que en principio a 30 céntimos el litro, los productores ganarán de nuevo correctamente su vida.
La Unión Europea ha sido acusada de no haber ayudado a los productores lácteos.
Es falso: utilizamos el conjunto de los instrumentos del mercado a nuestra disposición. Así pues, hemos readquirido en masa la producción excedentaria: actualmente, hay 280.000 toneladas de leche en polvo y 80.000 toneladas de mantequilla en las reservas comunitarias, lo que representa un 2% de la producción europea anual. Sin estas intervenciones públicas, el precio del litro de leche hubiera caído mucho más bajo. A continuación, se dijo que la caída de los cursos se debía a una subida de las importaciones, lo que es igualmente falso: el mercado europeo está protegido mediante barreras arancelarias eficaces. Actualmente importamos entre un 1 y un 2% de productos lácteos, mientras que exportamos entre el 7 y el 8% de nuestra producción. En fin, los productores omitieron recordar que cobraban ayudas directas del presupuesto comunitario por un importe de 5 mil millones de euros al año, de los cuales 875 millones para los productores franceses, y esto, cualquiera que sea su producción. Lo que representa alrededor de una renta de 3 a 4 céntimos suplementarios por litro de leche.
Los productores afirman que el responsable de la crisis es el final programado del sistema de cuotas de producción, final previsto para 2015.
Eso es igualmente inexacto: estamos todavía en el sistema de cuotas y esto hasta el 2015. Es necesario saber también que, en 2008 y 2009, la producción europea ha sido inferior en un 4% a las cuotas autorizadas. Realmente, los productores lácteos no han sido víctimas de un mercado pretendidamente desregulado, sino de una caída brutal de la demanda tras la crisis económica. Nunca se ha visto una tal reducción del consumo, en particular, sobre productos de fuerte valor añadido (quesos, yogurtes, etc.) mientras que el mercado crecía regularmente hasta entonces del 1 al 2% al año.
Los productores consideran que la desaparición de las cuotas es una catástrofe anunciada.
Cuando la Unión estableció las cuotas en 1984, los productores fueron los primeros en gritar… En aquella época, se trataba de poner fin a una superproducción crónica: había un millón de toneladas de mantequilla e igual cantidad de leche en polvo en las reservas comunitarias. ¿Por qué? Porque el sistema de apoyo al precio que habíamos establecido en 1968 (almacenamiento público a un precio garantizado, ayuda a la exportación, protección en las fronteras) impulsaba a los agricultores a producir sin preocuparse del mercado: era el contribuyente quien pagaba los excedentes. Ante tal situación se decidió limitar la producción, concediendo cuotas basadas en referencias históricas de producción. Este sistema funcionó bien, ya que limitó la producción, pero no protegió a los productores, cuyo número de explotaciones bajó en un 80% en la mayoría de los antiguos Estados miembros. Sobre todo, introdujo rigideces increíbles. Este sistema no nos permitió responder a la explosión de la demanda mundial en 2006 y 2007, lo que empeoró el alza súbita de los precios. Por eso es necesario permitir aún más flexibilidad, sin por ello renunciar a los instrumentos de regulación del mercado, que son la intervención pública o los derechos de aduana. Es necesario también reflexionar sobre otros instrumentos, como son los contratos entre los productores y los transformadores o también que se creen redes de seguridad modernas, que permitan a los productores hacer frente a la volatilidad de los mercados. Pero, en cualquier caso, las cuotas están condenadas a desaparecer: no existe una mayoría calificada de Estados miembros dispuestos a prolongar este sistema.
Fuente: Jean Quatremer, 25/09/2009.
Coulisses de Bruxelles, UE
Original francés: La crise du lait est terminée
Traducción de Salvador García Bardón
Se vierten millones de litros de leche en los campos de la UE mientras que, en el mundo, un niño muere de hambre cada 5 segundos.
Podemos comprender el desamparo de los agricultores y apoyar sus justas pretensiones, pero no podemos aceptar la locura de sus asociaciones que dieron una consigna incompatible con la deontología del productor de un bien de primera necesidad para todos los niños del mundo.
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Des millions de litres de lait sont déversés dans les champs de l'UE alors que, dans le monde, un enfant meurt de faim toutes les 5 secondes.
Nous pouvons comprendre la détresse des agriculteurs et soutenir leurs justes revendications, mais nous ne pouvons pas accepter la folie de leurs associations qui ont donné une consigne incompatible avec la déontologie du producteur d'un bien de première nécessité pour tous les enfants du monde.
AFP PHOTO / MARCEL MOCHET: Grande dimension
A Ardevon, près du Mont-Saint-Michel, plus de 250 producteurs de lait ont procédé vendredi 18 septembre à l'épandage de 2 à 3 millions de litres de lait pour protester contre la chute des cours et la fin programmée des quotas laitiers.
Nota de la Revista de historia eclesiástica, 02/09/2009
Este miércoles, 2 de septiembre de 2009, ha fallecido el canónigo Roger Aubert, en el momento en que celebraba la eucaristía diaria. Había nacido el 16 de enero de 1914.
Profesor de Historia contemporánea de la Universidad católica de Lovaina, de 1952 a 1983, era especialista de la historia de la Iglesia contemporánea.
Influenció mundialmente la escritura de la historia, gracias a su enfoque objetivo de los hechos, su amplia visión del mundo y su espíritu crítico, pretendiendo siempre explicar los hechos y evaluarlos. Es prueba de ello su monumental Nueva historia de la Iglesia, publicada en cinco volúmenes, conjuntamente con otros autores, de 1963 a 1975. Su obra sobre el pontificado de Pío IX, publicada en 1952, le valió un renombre internacional, debido a la objetividad de su enfoque. Además estudió a cada papa del siglo XX en distintos libros y artículos.
En cuanto a Bélgica, se interesaba especialmente por la historia del cardenal Mercier, sobre el cual publicó una obra. Recogió archivos de grupos católicos y movimientos de juventud, que forman el núcleo del ARCA (Archivos del mundo católico, Louvain-la-Neuve).
Su enseñanza en la Universidad católica de Lovaina fue altamente apreciada por generaciones de estudiantes, de 1952 a 1983.
Esta enseñanza lovaniense la asumía conjuntamente con la dirección de la Revista de historia eclesiástica, revista de reputación internacional, que él contribuyó a hacerla más atenta a la historia de la Iglesia contemporánea. Siguió hasta 2006 en la dirección editorial del Diccionario de historia y geografía eclesiásticas, que hizo avanzar del volumen 14 (letra D) al volumen 30 (letra L), contribuyendo así a la redacción de 20 000 páginas de texto.
Desde 1968, era miembro de la Real Academia de Bélgica y del Comité pontifical de las ciencias históricas.
Había hecho de la historia de la Iglesia una vocación personal, que le tomaba la totalidad de su tiempo y sus energías; innumerables lectores aprovecharon esta obra y muchos cristianos alimentaron su fe gracias a ella.
Su gran corazón y su generosidad impresionaron a todos los que lo conocían. Sus antiguos alumnos y sus colegas acababan de ofrecerle el pasado 27 de junio un volumen de homenaje por sus 95 años, titulado El papado contemporáneo - Il papato contemporaneo, publicada conjuntamente por la Biblioteca de la Revista de historia eclesiástica (Louvain-la-Neuve, 45 Grande Place) y las Collectanea Archivi Vaticani (Ciudad del Vaticano), bajo la dirección de Jean-Pierre Delville, Marko Jacov, Luc Courtois, Françoise Rosart e Guy Zelis.
Los funerales se celebrarán en la iglesia de San-Francisco de Asís, en Louvain-la-Neuve, el miércoles 9 de septiembre a las 11:00. Una ceremonia académica, con presentación pública del libro de homenaje, tendrá lugar el 16 de octubre a 11:00 en Louvain-la-Neuve (Administración central universitaria).
Original de esta nota en francés: Revista de historia eclesiástica: http://www.rhe.eu.com/pages/rhe72.asp
Un grupo de colegas universitarios, cuyo denominador común es el ser profesionales sanitarios que escriben como blogueros sobre temas de su profesión, han tenido la feliz idea de redactar una toma de posición frente a la gripe A, que puede orientarnos a los ciudadanos en nuestro comportamiento higiénico y aséptico ante la presente pandemia.
Asociándonos a su labor informativa, hacemos eco a su consejo de guardar la calma, para que todos evitemos el error de confundir las medidas razonables de prudencia, con la pérdida de la sensatez ante un peligro que podemos esquivar justamente respetando estas medidas sin aspavientos.
Sicosocialmente puede ayudarnos a guardar la calma y a fomentarla en nuestro entorno, el saber por nuestros médicos que esta gripe, aunque sea muy contagiosa, razón por la cual se la clasifica como pandemia, no es más grave que las gripes anuales estacionales, que todos conocemos como uno de los peligros que nos acechan cada otoño e invierno, sin que por ello perdamos la serenidad. La situación actual, en relación con el número de personas afectadas y el número de muertes, no justifica una alarma social.
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Imagen: "Monde en question" (México) reacciona con humor ante la pandemia. No está claro si el uso de mascarillas evita la propagación de la epidemia. Sólo se recomienda usarlas a las personas enfermas mientras están en contacto con otras personas y a sus cuidadores.
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Toma de posición sanitaria frente a la gripe A
Durante los últimos meses los profesionales sanitarios que mantenemos blogs hemos reflejado en ellos la inquietud que vive nuestra sociedad con la denominada pandemia de gripe A.
Los médicos venimos constatando en las últimas semanas una afluencia importante de pacientes a las consultas demandando información. También hemos visto cómo algunos documentos y entradas de nuestros blogs salían del circuito sanitario habitual y se difundían por Internet. Esos dos hechos nos han llevado a un grupo de profesionales sanitarios, cuyo único denominador común es escribir en blogs o bitácoras, a redactar la toma de posición que a continuación se puede leer:
Qué es la gripe A/H1N1?
La gripe A es una enfermedad que cursa de forma leve en la gran mayoría de las personas. Está producida por el virus influenza A/H1N1 del mismo género que el virus de la gripe común. Puede producir fiebre y síntomas como dolor de cabeza y muscular, malestar general, congestión nasal, tos y a veces síntomas digestivos (nauseas, diarrea).
La gripe A tiene los mismos síntomas que la de todos los años.
¿Cómo se contagia?
Como la gripe común, se contagia muy fácilmente porque se transmite a través del aire por medio de pequeñas gotitas que emitimos al hablar, toser o estornudar. Cuando hablamos de “pandemia” queremos decir que hay muchas personas afectadas, en muchos países diferentes. Eso se debe a que se trata de un nuevo virus A, y es más fácil el contagio.
Pero que sea muy contagiosa no quiere decir que sea más grave.
¿Cómo se diagnostica?
Existe una prueba diagnóstica rápida para distinguir tipos de gripe. Pero para el diagnóstico de la gripe A tienen poca sensibilidad (aproximadamente un 35%). Eso quiere decir que de 100 personas con gripe A sólo detectaremos a unas 35 (test positivo). La mayoría (65) darán un resultado negativo para gripe A. Es decir, que aunque se tenga un test negativo, si se tienen síntomas gripales la causa puede ser la gripe A.
Y lo que es más importante: las recomendaciones para cuidarse serán las mismas, independientemente del tipo de gripe. Por esta razón, no es útil hacer una prueba diagnóstica en una gripe leve o moderada.
¿Cómo puede evolucionar la gripe A?
Con los datos disponibles de los miles de casos detectados en todo el mundo hasta la fecha, se puede afirmar que la inmensa mayoría de las personas pasan esta gripe con síntomas leves o moderados. Se debe mantener una especial vigilancia de la evolución de los síntomas en personas con enfermedades crónicas descompensadas, niños menores de seis meses y en pacientes de riesgo más elevado (inmunodeprimidos).
¿Cómo podemos actuar para prevenir el contagio?
Las recomendaciones básicas son dos:
1. El lavado de manos frecuente (por ejemplo, lavarse las manos 10 veces al día ha demostrado disminuir a la mitad el riesgo de contagio).
2. La higiene respiratoria (toser o estornudar sobre un pañuelo de papel desechable y lavarse las manos a continuación, toser o estornudar sobre el brazo si no se dispone de pañuelo para evitar el contacto con la mano, evitar el contacto cercano o íntimo cuando los síntomas de la enfermedad son evidentes).
No está claro si el uso de mascarillas evita la propagación de la epidemia. Sólo se recomienda usarlas a las personas enfermas mientras están en contacto con otras personas y a sus cuidadores. Igualmente no se ha aclarado si el uso de fármacos como oseltamivir (Tamiflu®) o zanamivir (Relenza®) puede prevenir el contagio. Existen algunos estudios en instituciones cerradas y contactos familiares con beneficios muy pequeños. Teniendo en cuenta que se trata de una gripe leve y que estos fármacos tienen efectos secundarios, en general, no se recomienda su uso.
La vacuna contra la gripe común no funciona para la gripe A. Aún no se ha terminado de desarrollar una vacuna para la nueva gripe con totales garantías de seguridad y efectividad. La situación actual, en relación con el número de personas afectadas y el número de muertes, no justifica una alarma social.
¿Qué hacer si aparecen síntomas?
Los síntomas son los mismos que los de la gripe de todos los años. La gripe, como dice la sabiduría popular, “dura siete días con tratamiento y una semana sin él”.
Deben solicitar atención médica aquellas personas que tengan molestias graves: dificultad al respirar, dolor importante en el pecho, alteraciones de la conciencia (sensación de aturdimiento o desmayo), un empeoramiento repentino o un empeoramiento pasados 7 días del inicio de los síntomas. En el caso de los niños, la edad inferior a 6 meses, la respiración acelerada o la fiebre que dura más de tres días ( 72 horas) hace recomendable evaluación médica.
Pero probablemente la mayor parte de las personas tendrán síntomas leves y acudir al médico no aportará ningún beneficio. Todo lo contrario: la saturación de los centros de salud y hospitales puede dificultar una correcta atención a enfermos graves por la gripe o por otros problemas de salud.
Por ello, las personas sanas que presenten un cuadro gripal sin ningún dato de complicaciones pueden realizar un autocuidado con garantías en sus domicilios con las medidas habituales: buena hidratación, buena alimentación y buena higiene.
Si uno está enfermo, los cinco primeros días conviene no acudir a lugares muy llenos de gente para evitar contagiar a otras personas. Y recordar las medidas recomendadas: no “toserle” a nadie, estornudar en la manga o en un pañuelo de un solo uso y lavarse las manos varias veces al día.
Si aparecen síntomas, ¿es necesario tomar algún tratamiento?
Aunque la fiebre no es peligrosa en sí misma, los antitérmicos como el paracetamol o ibuprofeno pueden ser útiles para aliviar el malestar que produce. Los medicamentos antivirales han demostrado muy poca eficacia en las infecciones por virus gripales comunes, disminuyendo menos de un día la duración de los síntomas. Respecto a esta gripe no hay estudios que demuestren su eficacia.
Por estas razones, su uso deberá ser restringido a los pacientes que sufran complicaciones o aquellos con alto riesgo de sufrirlas. En un paciente sano, los riesgos por los efectos adversos del fármaco pueden superar a sus beneficios.
¿Y en el caso de embarazo?
Siempre se ha sabido que el embarazo supone un pequeño incremento del riesgo para las complicaciones de la gripe (cualquier tipo de gripe). En caso de fiebre o síntomas de gripe, es recomendable consultar con un profesional sanitario. De todas formas el riesgo sigue siendo bajo y la gran mayoría de los embarazos transcurrirán de forma saludable.
Conclusión
Durante la pandemia de gripe A seguirá habiendo infartos de miocardio, apendicitis, insuficiencia cardiaca, diabetes, crisis de asma, enfermedades psiquiátricas, fracturas de cadera, accidentes y muchas otros problemas de salud que requieren atención de los profesionales de la salud.
El comportamiento sereno, paciente y tranquilo de los pacientes, los medios de comunicación, los profesionales sanitarios, los dirigentes políticos y los cargos con responsabilidad en planificación y gestión del Sistema Nacional de Salud son esenciales para que funcionen bien los servicios sanitarios y estos puedan dedicarse a los enfermos que lo necesiten.
Fuente con información complementaria: Gripe y calma
Este blog Gripe y calma de nuestros colegas sanitarios publicará próximamente un decálogo de medidas prácticas de carácter organizativo. Los profesionales situados en el primer lugar de atención proponen esas medidas a las administraciones sanitarias, ante un previsible aumento de la demanda y actividad asistencial de los servicios sanitarios por la gripe A.
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Uno de los aspectos más preocupantes de las crisis globales que padecemos, es que al sumarse unas a otras como ríos caudalosos al borde de un precipicio común, han producido una gigantesca catarata de desconfianza mundial, cuya violencia es imposible de contener mediante la afanosa construcción de una presa autoritaria común. Por mucho material que se acumule bajo el ímpetu de la catarata, sus aguas lo dispersarán, acrecentando con su peso añadido el peligro de la inercia propia de la catarata.
La única manera de contener el ímpetu de esta catarata es el subir ríos arriba hasta las fuentes primitivas de los afluentes enloquecidos que constituyen el sistema arterial de la misma catarata.
Nuestros antepasados descubrieron, al afrontar situaciones parecidas a la que sufrimos nosotros, con nuestra catarata mundial de desconfiaza generalizada, que las fuentes primitivas de cada uno de los riachuelos y ríos que engendran los temibles afluentes que componen las incontenibles cataratas de la desconfianza, son las libertades de todos y de cada uno de los seres humanos aún no reunidos en una sociedad concertada.
Su remedio para el mal descubierto consistió en inventar una asociación social donde existiera un equilibrio estable entre el bien universal de todos sus componentes y el bien particular de cada uno de ellos.
Con el paso del tiempo los garantes de este equilibrio serían llamados universitarios, y la comunidad ejemplar que ellos mismos formarían, llamada a su vez Universidad, se regiría por dos principios fundamentales, a saber: en el polo de lo privado, el respeto de la libertad individual de cada uno, garantizado por el reconocimiento de la soberanía de su conciencia; y, en el polo universal, el encauzamiento hacia el bien común de todos y de cada uno de sus componentes libres, mediante el principio de la libertad académica. Este principio hace posible la cooperación espontánea y plena de las libertades individuales, garantizando a todos y a cada uno de los universitarios que el ejercicio de su propia libertad no será obstaculizado por el freno de ninguna autoridad impositiva, cualquiera que ella sea.
La tradición de estas reglas de funcionamiento ha llegado hasta nosotros articulada en los principios y valores claves de la cultura académica, principios y valores ampliamente recogidos en diversos documentos internacionales; en particular, todo lo relativo a la autonomía, responsabilidad social y libertad académica de las instituciones universitarias, tal como ha sido condensado por la Asociación Internacional de Universidades. Asimismo, estos principios y valores inspiran la Carta Magna de las Universidades Europeas, suscrita en Bolonia el año 1988.
En la Carta Magna de las Universidades Europeas, suscrita en Bolonia, se afirman los siguientes Principios fundamentales
1. La Universidad, en el seno de sociedades organizadas de forma diversa debido a las diferentes condiciones geográficas e históricas, es una institución autónoma que, de manera crítica, produce y transmite la cultura por medio de la investigación y la enseñanza.
Para abrirse a las necesidades del mundo contemporáneo, debe lograr, en su esfuerzo de investigación y enseñanza, una independencia moral y científica de todo poder político y económico.
2. En las Universidades, la actividad docente es indisociable de la actividad investigadora, a fin de que la enseñanza siga tanto la evolución de las necesidades como las exigencias de la sociedad y de los conocimientos científicos.
3. La libertad de investigación, de enseñanza y de formación son el principio fundamental de la vida de las Universidades; los poderes públicos y las Universidades, cada uno en su esfera de competencias, deben garantizar y promover el respeto a esta exigencia fundamental.
El rechazo de la intolerancia y el diálogo permanente hacen de la Universidad un lugar de encuentro privilegiado entre profesores, que tienen la capacidad de transmitir el saber y los medios de desarrollarlo mediante la investigación y la innovación, y estudiantes que tienen el derecho, la voluntad y la capacidad de enriquecerse con ello.
4. Depositaria de la tradición del humanismo europeo, pero con la constante preocupación de atender al saber universal, la Universidad, para asumir su misión, ignora toda frontera geográfica o política y afirma la necesidad imperiosa del conocimiento recíproco y de la interacción de las culturas.
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Un poco menos joven que Juan Masiá, no coincidí con él en la Facultad filosófica complutense S.J. (hoy integrada en la Universidad Comillas), que nos formó a ambos y a ambos nos orientó hacia la investigación y la enseñanza de la Ética, con un enrraizamiento muy fuerte tanto en la Metafísica y en la Antropología filosófica como en las disciplinas lingüísticas auxiliares. Ambos nos beneficiamos de las enseñanzas de una pléyade de grandes maestros, cuyo signo distintivo era el diálogo tanto con la gran tradición filosófica como con las corrientes más prometedoras de la filosofía y de la ciencia contemporáneas. Entre estas últimas destacaba la atención a la Semántica y a la Hermenéutica, materias que me valdrían una invitación como profesor en enero de 1973, siéndolo ya en Lovaina, para codirigir un Seminario en la Universidad Comillas con nuestro maestro complutense José Gómez Caffarena. Fue la circunstancia en que tuve el placer de conocer a Juan Masiá, que aquél mismo año sería ordenado sacerdote en Tokyo. Desde entonces he admirado la calidad y la cantidad de su trabajo universitario así como su excepcional itinerario fronterizo, que en más de una ocasión me ha hecho pensar en el de San Francisco Javier, figura emblemática del misionero universitario.
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Curriculum abreviado de Juan Masiá Clavel
1941 Nacido en Murcia, España
1958 Ingreso en la Compañía de Jesús
1965 Licenciatura en Filosofía
1966 Enviado a Japón
1970-1988: Profesor de Antropología filosófica en la Facultad de Letras de la Universidad Sophia (Tokyo)
1973 Ordenación sacerdotal en la Catedral de Tokyo
1975 Doctor en Filosofía por la Universidad de Comillas con una tesis sobre Unamuno.
1975 Profesor invitado de la Facultad de Letras de la Universidad de Osaka para cursos de doctorado en el Instituto de Japonología durante el semestre de otoño.
1978 Profesor de Propedéutica filosófica de la Moral Fundamental y de Bioética en la Facultad de Teología de la Universidad Sophia (Tokyo).
1980-1987 Profesor de Bioética en el Instituto de Ciencias de la Vida y en la Facultad de Teología de la misma Universidad.
Director del Departamento de Bioética en el Instituto de Ciencias de la Vida de la Universidad Sophia, de 1983 a 1988
Asesor teológico de la Asociación de Médicos Católicos de Japón, de 1983 a 1988
Profesor invitado en la Universidad de Sta.Catalina (en Hojo, Shikoku, Japón) para el curso intensivo del semestre de verano, sobre Bioética y Cultura, desde 1986
1988: Enviado desde la Universidad Sophia para colaborar con la Universidad Pontificia Comillas (Madrid), como Profesor invitado. Dirige un seminario sobre la hermenéutica de P. Ricoeur en la Facultad de Filosofía y otro sobre la Culpabilidad en la Facultad de Teología.
1990: Profesor colaborador de Filosofía e invitado de Teología en la Universidad Comillas. Desde este año, encargado de la Antropología filosófica (sucediendo a A.Tornos)
1991: Profesor propio ordinario en la Facultad de Filosofía, U.P.Comillas. Docencia de Antropología filosófica y Cursos de Filosofía contemporánea en segundo y tercer ciclo. Dirección de dos tesis doctorales sobre la filosofía hermenéutica de P.Ricoeur. Dirección de seminarios para doctorandos sobre P.Ricoeur y M. de Unamuno
1998 Retorno a la Universidad Sophia como Profesor de Bioética en la Facultad de Teología y Director de la Cátedra de Bioética del Instituto de Ciencias de la Vida de la misma Universidad.
1998-2002 Asesor del Grupo de Estudio sobre Ética de la Vida de la Conferencia episcopal japonesa.
2004 Enviado a la Universidad de Comillas como Director de la Cátedra de Bioética y Profesor de Antropología filosófica en la Facultad de Filosofía.
2007 Profesor invitado de Bioética en la Facultad de Teología de la Universidad Sophia.
A partir del 2008, profesor invitado de Bioética en la Universidad Sto. Tomás de Osaka y en la Universidad Sta. Catalina, de Matsuyama.
MI ITINERARIO FRONTERIZO
por Juan Masiá
Construir puentes para la promoción de la vida, la justicia y la paz ha sido un tema central a lo largo de mi trayectoria vital, en el campo académico y en el de la evangelización. Lo ilustraré con la anécdota de un simposio sobre el valor de la vida y dignidad humanas, en Tokyo, hace seis años. El profesor que moderaba el diálogo había buscado en internet el curriculum de los participantes; el mío le desconcertó, porque le extrañaba encontrar en mi bibliografía escritos sobre temas que le parecían muy diversos. “Perdone, dijo, que le pregunte por qué ha cambiado tanto el foco de sus estudios a lo largo de su vida académica. En los años 70 presentaba usted la obra de Unamuno y la de Ricoeur en Japón. En el 83 se le conoce por sus publicaciones de bioética. Pero en el 85 escribe sobre ética y teología de la liberación. Recientemente veo que ha traducido clásicos budistas religiosos. ¿Con qué etiqueta quiere que le presentemos?”
La respuesta, como la de Unamuno, mitad broma y mitad enfado, habría sido: “Sin ninguna etiqueta, por favor, no me clasifiquen”. Tomando en serio la pregunta, los cuatro ejemplos aducidos por el moderador reflejan la preocupación central de mi trayectoria humana, académica y espiritual: vivir en la frontera, que es el título elegido pasra mi blog en Religión Digital.
El prefijo “Inter-“ sería la clave: Estar entre dos polos, viviendo la tension entre ambos, sin dejar de tender puentes, a pesar de las dificultades.
El prefijo “Inter-“ aparece en los cuatro temas siguientes, a que me he dedicado: La interpretación de textos, el diálogo interdisciplinar, la comunicación intercultural en favor de la justicia y la cooperación interreligiosa.
No es una mera enumeración de términos abstractos, sino algo que brota de la experiencia cotidiana de vivir entre dos culturas muy diferentes, confrontando a diario el problema de los malentendidos. Se vive la experiencia de tener que traducir, interpretar y deshacer equívocos, construyendo puentes de entendimiento y comprensión. Justamente porque abundan las malas interpretaciones, se percibe la urgencia de interpretar, poniendo en práctica el arte de leer y dialogar. De esto se ocupa la filosofía hermenéutica, al establecer diálogos entre textos y lecturas. Ahí está también la clave para los otros tres campos de dedicación mencionados: la bioética, la ética de la liberación y los encuentros interreligiosos.
Mis escritos en estos cuatro campos están muy relacionados entre sí. Todos tienen que ver con la tarea de construir puentes para promover tanto la vida como la paz. La hermenéutica construye puentes entre los respectivos contextos de autoría y de lectura. La bioética usa la metodología interdisciplinar para establecer puentes entre ciencias de la vida y valores vitales y humanos. A la ética de la liberación le preocupa la construcción del puente que globalice la justicia y salve el hiato entre la opresión y sus víctimas. En los encuentros interreligiosos buscamos superar todo exclusivismo o fanatismo fundamentalista para cooperar juntas las religiones en una misión común de pacificación interior y paz mundial justa, a partir de la esperanza y el sentido recibido desde un misterio último que ninguna de ellas monopoliza.
Se comprende así por qué elegí para mi última lección en la Universidad Pontificia Comillas, con motivo de mi jubilación, el texto titulado “Caminar, tender puentes y vivir en la frontera”, que reproduzco a continuación.
Elegí en aquella ocasión, para despedirme, tres textos bíblicos: 1. Ellos, por su parte, contaron lo que había pasado en el camino y cómo le habían conocido en la fracción del pan (Lc 24, 35). 2. Según el Camino, que ellos llaman secta, doy culto al Dios de mis padres (Hechos 24, 14). 3. Y he aquí que yo estoy con vosotros/as todos los días hasta el fin del mundo (Mt 28, 20).
El primer texto está tomado del camino de Emaús. Invita a encontrar a Jesús en el camino, en el pan y en la palabra; es decir, en la vida cotidiana, el compartir fraternal y el repartir justo, así como en la comunicación alegre y esperanzadora de su Buena Noticia.
En el segundo texto, Pablo opta por el Camino y rechaza las estrecheces del grupo exclusivista (“secta”) y de la institución inmovilista (“ellos”).
En el tercer texto convergen los diversos lenguajes sobre la presencia del Crucificado, Vivo para siempre. A la pregunta “¿Dónde está?” se responde de cinco maneras: A) Está arriba: es el lenguaje de la Ascensión en clave apocalíptica de victoria. (Lc 24, 51) B) Está a la derecha del Dios Padre/Madre: es el lenguaje escatológico de recapitulación definitiva. (cfr. Heb 10, 12-13). C) Está delante: es el lenguaje de la praxis y la cotidianidad. (Mc 16, 15). D) Está en todo: es el lenguaje místico-cósmico. (Ef 4, 10; Jn 20, 17). E) Está al lado: es el lenguaje de la comunidad en misión ad extra para tender puentes y vivir en la frontera. En este lenguaje se concentran los otros cuatro, es paradigma para pensar la iglesia, la comunidad y la misión. (Mt 28, 20).
La comunidad que camina, practicando el mensaje de Emaús, confronta tres tentaciones: A) Reducirse a ser una institución y vivir para mantener la institución. B) Convertirse, en el extremo opuesto, en secta, rechazando lo de fuera con exclusivismo e idolatrando a fundadores con culto a la personalidad. C) Mantener un equilibrio diplomático entre ambos extremos, sacrificando la honradez en aras del logro de cotas de poder, mediante el recurso a dobles estándares o dobles vidas, callar lo que se piensa y silenciar a quien se atreva a destapar el fraude.
Estas tentaciones se superan mediante la “cuarta vía”, mostrada en el citado texto de los Hechos: el Camino, la conversión, cambio y reforma continuos, la renuncia a instalarse en instituciones o encerrarse en sectas y el ánimo para conjugar mística y política, reconciliación y profecía.
Ignacio de Loyola lo captó bien. Quienes hemos heredado su pedagogía espiritual a través de los Ejercicios espirituales sentimos la vocación para vivir caminando, tendiendo puentes y haciendo equilibrios en la frontera. A veces habrá que hacer malabarismos de cuerda floja para estar en la frontera: entre la investigación y la divulgación, entre la investigación y la educación, entre estar presente en los medios y no dejarse manipular por ellos, entre la pastoral y la labor en tierras de marginación, entre la espiritualidad y la moral, entre Oriente y Occidente, entre Roma y Jerusalén, entre ciencias y creencias, entre la fidelidad y la creatividad, entre la pastoral ad intra, y la misión ad extra, entre sentirse iglesia y disentir “en” (no “de”) la iglesia….
Para vivir con optimismo y alegría bailando en esa cuerda floja nos anima la esperanza, “segura y sólida ancla del alma” (Heb. 6, 19 ; texto elegido, en 1973, para mi primera misa).
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Fuente japonesa: Vivir en la frontera
Creada por un viajero infatigable, la Compañía de Jesús es, en su origen, misionera.
Al igual que en Ignacio de Loyola, en Francisco Javier y en Juan Masiá hay un gran deseo por trascender fronteras, una universalidad añorada y deseada tanto por el hombre inquieto del siglo XVI como por el incansable universitario dialogante de nuestro cambio de siglo, a quien le ha sido impartida por sus superiores jesuitas la difícil misión de asesorar desde sus cátedras japonesas y española a la generación insatisfecha de los "tiempos confusos".
Javier como Masiá son dos jesuitas universitarios españoles que emprenden la aventura misionera japonesa con un talante comparable. Cabe invocar para ambos la analogía de proporción entre sus generales respectivos, máximos valedores de sus empresas misioneras: el de Javier fue Ignacio de Loyola, el fundador de la Compañía, mientras que el de Masiá fue Pedro Arrupe, el actualizador posconciliar del carisma universalista ignaciano. Ni el uno ni el otro son conquistadores en sotana que sólo piensan en convertir masas de infieles, sino que son humanistas cristianos, imbuidos del universlismo ignaciano, que anhelan el conocimiento y persiguen un diálogo a escala humana.
La manera en que estos dos misioneros universitarios afrontan las mentalidades del Extremo Oriente, es en busca de otros rostros, en busca de seres dialogantes, con preguntas y respuestas, y sin que ningún ejército ni autoridad dotada de fuerza se mezcle en su empresa misionera. Al término del viaje del uno y del otro se halla la evangelización, pero no por vías impositivas, sino sobre la base del conocimiento y del intercambio cultural, cuyo horizonte no dejará nunca de ser el ansiado universalismo de los valores comunes a todos los seres humanos.

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San Francisco Javier
de la Compañía de Jesús
La otra orilla de la fe
por Fernando García de Cortázar, SJ (1)
Uno de los hechos capitales de la historia europea es el descubrimiento de Oriente, palabra espléndida que abarca tantas y famosas historias. Herodoto, Alejandro de Macedonia, Marco Polo, Vasco de Gama, Las mil y una noches y Kipling son diversas etapas de esta aventura. Otra es la escrita por el misionero que en 1549 entra a bordo de un junco chino en el pequeño puerto de Kagoshima, la más meridional de las islas del archipiélago japonés, y que poco antes ha redactado estas palabras al Rey de Portugal: «Yo, Señor, porque sé lo que acá pasa, ninguna esperanza tengo que se han de cumplir en la India mandatos ni provisiones que, a favor de la cristiandad, ha de mandar, y por eso casi voy huyendo para Japón, por no perder más tiempo del pasado».
Este misionero que mira al misterioso Japón, donde anhela encontrar un ambiente esperanzador para su apostolado, había nacido en Navarra el siete de abril de 1506, año que se extinguía la vida de Cristóbal Colón. Su infancia y primera juventud, transcurridas en el castillo de Javier, coinciden con una época turbulenta de cambios para el reino de Navarra, que vive los últimos estertores de su independencia y los iniciales de su incorporación a un nuevo proyecto político bajo Fernando el Católico, primero, y los Austrias, después.
Tiempo de hidalgos y soldados de fortuna, de pícaros y místicos, el mundo al que abre los ojos Francisco Javier es un mundo cambiante en el que el aventurero ensancha los horizontes conocidos y el poeta anuncia al guerrero la edad gloriosa de un monarca, un imperio y una espada. Herencias, matrimonios, disparos de arcabuz y conquistas coloniales ponen a los Austrias en posición de restablecer en beneficio propio y con centro en Castilla el Sacro Imperio, hecho que no podían tolerar ni los Valois ni los Tudor ni el Papa, y contra el que se sublevarán los príncipes protestantes de Alemania. Cuando a los diecinueve años, el santo navarro parte para París, donde unos buenos estudios no pueden sino augurarle la atribución de un importante beneficio eclesiástico en la diócesis de Pamplona, reinan ya Carlos V y Francisco I y la guerra se ha instalado en el viejo continente.
Las resonantes victorias de los tercios españoles o las conquistas de los imperios ultramarinos por Cortés y Pizarro, que harán de Sevilla la reina del Atlántico, ya están ahí, del mismo modo que ya están ahí los representantes de una Europa que, enraizada en la tradición cristiana, da el paso hacia la Edad Moderna. Copérnico ha revelado que los descubridores tan sólo son los pasajeros de uno de los barcos de una flota innumerable. Maquiavelo ha soñado a su príncipe. Tras Erasmo, que se ha liberado de los hábitos agustinos, toda una pléyade de eruditos proclama que el estudio de las letras antiguas hará al hombre más consciente de sí mismo, más civilizado y más humano.
El período de los estudios de Javier en París -once años en total-, que le proporcionarán su formación académica universitaria, coincide también con el auge de Lutero y Calvino, de Tomás Moro, Canciller de Inglaterra, y Francisco de Vitoria y de otros grandes humanistas como el valenciano Luis Vives y el habitual de los lupanares y fraile retirado, el francés Rabelais, que al imaginar a su majestad Pantagruel, rey de la comida y del vino, da al mundo una de las grandes invenciones del espíritu moderno, algo que ni Homero ni Virgilio ni Ariosto habían conocido y que no es la risa, ni la burla, ni la sátira, sino un aspecto particular de lo cómico que convierte en ambiguo todo lo que toca, el humor.
En este clima intelectual que exalta la iniciativa individual y el ideal cristiano militante en el ámbito de la cultura y la sociedad política, en el efervescente París de Francisco I, feria de humanidades donde las disputas de las escuelas se alternan con el fuego de las hogueras, es donde Javier cobra plena conciencia de su identidad creyente y donde se une a la cohorte de piadosos rebeldes y teólogos vagabundos que rodea a Ignacio de Loyola. Desde entonces, sus pasos, siempre dentro de la Compañía de Jesús, y respondiendo a la solicitud de Juan III, Rey de Portugal, toman la ruta de Oriente.
En la era de los descubrimientos, un religioso podía ser Simbad. Francisco Javier no se limitó a ser un espectador privilegiado de su tiempo. Fue protagonista de él. Mientras sus compañeros terminan de
construir la Compañía, convierten a Ignacio en su jefe institucional, polemizan en Trento y fundan sus primeros colegios, él se transforma en un Ulises de la fe y viaja zarandeado por los mares, del Cabo de Buena Esperanza a Mozambique y de la Costa de los Piratas a Goa y las Molucas. Recubierto con el título de nuncio apostólico, pero vestido con una sotana zurcida, recorre el sudeste asiático predicando en una jerga hecha de su extraño portugués y de uno u otro de los innumerables idiomas que se hablan en la India y Malasia, consagrado a una soledad que queda rota por la comprometedora protección de los hombres armados del Rey Juan III.
Creada por un viajero infatigable, la Compañía de Jesús es, en su origen, misionera. Al igual que en Ignacio de Loyola, en Francisco Javier hay un gran deseo por trascender fronteras, una universalidad añorada y deseada por el hombre inquieto del siglo XVI. Con su empresa oriental, el aventurero navarro representa el abrazo de dos orillas distantes, dos continentes hasta entonces aislados e incomunicados, Europa, patria de navegantes y conquistadores, y Asia, una de esas extensiones que los cartógrafos de la época señalaban con "hic sunt leones" (aquí hay leones). Pero si de su epopeya apostólica he destacado la anónima entrada que protagoniza en el puerto de Kagoshima es porque el Francisco Javier que emprende la aventura japonesa ya no es el conquistador en sotana que sólo piensa en convertir masas de infieles («hay tardes en que me duele el brazo») sino el humanista cristiano que anhela el conocimiento y persigue un diálogo a escala humana.
Es en busca de otro rostro, en busca de un ser dialogante, con preguntas y respuestas, y sin que ningún ejército ni autoridad dotada de fuerza se mezcle en su nueva empresa, la manera en que el recolector de almas indias afronta los mares del Extremo Oriente. Al término del viaje, claro está, se halla siempre la evangelización, pero a partir de ahora sobre la base del conocimiento y del intercambio cultural. Como si Colón, percatándose de su error a la vista de las islas del Caribe, hubiese desandado su camino y se hubiese dirigido al verdadero Oriente, así este misionero español, que escribe: «Los japoneses escriben muy diferente de los demás pueblos, pues comienzan en la parte superior de la página y bajan derecho hacia abajo. Preguntando yo por qué no escribían como nosotros, me respondieron: ¿por qué más bien vosotros no escribís al modo nuestro? Porque así como el hombre tiene la cabeza en lo alto y los pies en lo bajo, así, también, debería escribir derecho de arriba abajo».
Sospechaba Borges que la historia, la verdadera historia, que es ajena al influjo de las superproducciones cinematográficas, es más pudorosa y que sus fechas esenciales pueden ser, asimismo, durante largo tiempo, secretas. Los ojos ven lo que están habituados a ver. Tácito no percibió el alcance de la Crucifixión, aunque la registra su libro. Cien años, y con mayor razón quinientos, aparecen bajo nuestra mirada como una unidad de tiempo evocadora y suficiente para volver la vista atrás y dejar hablar otras fechas y aventuras que han venido construyendo el ancho mundo que habitamos. No el día en que el paternalista Bartolomé de las Casas, compadecido de los indios que se extenuaban en los infiernos de las minas de oro antillanas y a los que evangeliza a la sombra del conquistador, propuso al Emperador Carlos V la importación de esclavos negros a América, sino aquel otro día en que un religioso español venido de Lisboa conversa de lo divino y de lo humano con un viejo y sabio japonés de Yamaguchi, marca una fecha histórica. Una jornada que señala una doble revolución: del sistema de conversión en masa al diálogo con el otro y del rechazo cultural al intercambio que supera y trasciende la barrera de las sangres y las naciones.
Diríamos que este misionero jesuita que anhela fijar un puente entre el hombre del Renacimiento definido por Erasmo y aquellos hombres diferentes que «escriben de arriba abajo» y que tienen, para hacerlo así, «tan buenas razones», anticipa a los trotamundos ilustrados del siglo XVIII? La respuesta aguarda la celebración de un sí no suficientemente evocado, pues el camino iniciado por Francisco Javier, muerto en una pequeña isla mientras oteaba el horizonte del imperio chino, ha vuelto a ser pisado y recorrido una y otra vez. Todo su legado forma parte de la mejor historia viajera de España, que ha impregnado al resto de la humanidad de ideas y valores y que con sus personajes y sus obras ha enriquecido el patrimonio universal y sin cuya aportación nuestro mundo no sería el mismo.
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(1) Fuente: Este artículo de Fernando García de Cortázar apareció en ABC el 3 de diciembre de 2005.
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Lunes, 13 de febrero
Francisco Baena Calvo
Alfonso Saborido Salado
Pedro Tarquis
Angel Moreno
Juan Jáuregui Castelo
Asoc. Humanismo sin Credos
Vicente Haya
José Mª Castillo
Sor Gemma Morató
Julián Moreno Mestre